A Big Tobacco Moment for the Sugar Industry

A Big Tobacco Moment for the Sugar Industry

The Big Sugar revelations serve as a reminder of large companies’ willingness to push aside inconvenient information in pursuit of their economic interests.

In May, 1994, a large FedEx box arrived at the office of Dr. Stanton Glantz, a public-health expert at the University of California, San Francisco, who specialized in tobacco research. Inside the box were four thousand pages of internal memoranda and correspondence dating back to the nineteen-fifties from the files of Brown & Williamson, which was then the third-largest tobacco company in the United States. The documents, which became known as the Cigarette Papers, showed that research funded by Brown & Williamson and the tobacco industry had demonstrated the addictive qualities of nicotine and the health hazards of smoking years before these things became public knowledge, and that tobacco companies had nonetheless embarked on a public campaign to deny what they knew to be true, from their own research, and to cast doubt on the dangers of cigarettes.

In contrast to the cloak-and-dagger manner in which the Cigarette Papers came to light, this week’s revelation that Big Sugar engaged in dubious machinations to hide the potential health effects of sugar consumption came about from slogging through document archives in libraries around the country. But the implications of that work, performed by Cristin Kearns, a postdoctoral fellow at U.C.S.F., and published this week in an article titled “Sugar Industry and Coronary Heart Disease Research,” in the American Medical Association’s journal of internal medicine, are similarly dismaying.

The documents Kearns uncovered show that the Sugar Association, in the early sixties, began a systematic effort to change public opinion “through our research and information and legislative programs,” with the goal of getting the public to consume more sugar and less fat. As part of that effort, John Hickson, a sugar-industry executive, funded research by Harvard scientists that was intended, explicitly, to exculpate sugar as a major risk factor for coronary heart disease and to cast blame instead on saturated fat. That research resulted in a 1967 article in the New England Journal of Medicine making that exact case. One of the scientists Hickson funded eventually became head of nutrition at the U.S. Department of Agriculture, where he helped author a draft of what would become the government’s first official nutritional guidelines—guidelines that recommended a low-fat diet.

It is true that there was no consensus in the sixties—and, indeed, there’s no real consensus today—about exactly how much the consumption of either sugar or saturated fat contributes to coronary heart disease (though most health authorities these days suggest both may be important). But the fact that the science of the time was uncertain doesn’t let the sugar industry off the hook for its influence-peddling, since what the Sugar Papers show is that the industry was essentially uninterested in science. Instead, it was interested in getting people to eat more sugar by painting sugar consumption as anodyne in its health effects and, just as important, by painting fat consumption as dangerous. (…)

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La Commission européenne autorise de nouveau… des pesticides interdits

La Commission européenne autorise de nouveau… des pesticides interdits

Glufosinate, flumioxazin… Ces herbicides, encore sur le marché, devaient être interdits en vertu du règlement de 2009 sur les pesticides. Devaient ! Car, à la demande de la Commission européenne, il semblerait que ces substances actives, reconnues toxiques par les mêmes instances, soient réhabilitées très prochainement en cas de « danger grave pour la santé des plantes ».

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), « qui ne ferme jamais ses bureaux pendant l’été », précise-t-elle à Reporterre, a publié un communiqué le 1er juillet. Ou plutôt un « protocole » qui vise à mettre en œuvre une dérogation pour ces herbicides sur le point d’être rayés de la carte. Autrement dit à les autoriser à nouveau.

« Un artifice utilisé à mauvais escient »

Cette volte-face est rendue possible grâce à l’article 4.7 du règlement N°1107/2009 du Parlement et du Conseil européens sur les « critères d’approbation des substances actives ». Ce 7e paragraphe prévoit en effet des exceptions à l’utilisation de produits dangereux « lorsque, sur la base d’éléments de preuve documentés inclus dans la demande, une substance active est nécessaire pour contrôler un danger phytosanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens disponibles, y compris par des méthodes non chimiques ».

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L’article 4.7 du règlement N°1107/2009 sur les critères d’approbation des substances actives.

Quel est donc ce « danger phytosanitaire grave » sur lequel s’appuierait ici l’Efsa ? « Un danger grave pour la santé des plantes », nous a répondu l’un de ses porte-parole, sans autre précision. Soit, mot pour mot, la formule utilisée dans le dit « protocole ».

« L’article 4.7 du règlement 1107/2009 précise que l’on peut déroger à cette interdiction s’il y a un danger grave pour la santé de la plante, observe François Veillerette, le directeur de Générations futures. Mais cela ne peut pas être valable pour les herbicides, puisqu’ils ne traitent pas les maladies des plantes… Ils servent à éradiquer les mauvaises plantes ! Ils font appel à un artifice utilisé à mauvais escient. »

Dans le cadre de sa surprise estivale, l’Efsa n’envisage pas de méthode non chimique tel que le désherbage mécanique. « On recule une fois de plus. Je ne sais pas comment il est possible de faire une chose pareille aussi bien en termes scientifiques que légaux, ajoute le porte-parole de Générations futures. Le travail a déjà été fait par les évaluateurs de risques de l’Europe. Personne aujourd’hui ne peut dire que ces produits ne sont pas dangereux ! »

Source : La Commission européenne autorise de nouveau… des pesticides interdits

La pollution de l’air coûte 225 milliards de dollars à l’économie mondiale

La pollution de l’air coûte 225 milliards de dollars à l’économie mondiale

 

La pollution atmosphérique est responsable d’un décès sur dix dans le monde, six fois plus que le paludisme. Un fléau sanitaire qui entraîne un colossal manque à gagner pour l’économie mondiale : 225 milliards de dollars (199 milliards d’euros) de pertes de revenus par an. En publiant, jeudi 8 septembre, une évaluation du fardeau financier que fait peser la mauvaise qualité de l’air, la Banque mondiale cherche à susciter un sursaut.

La pollution de l’air extérieur, notamment due aux particules fines, a tué 2,9 millions de personnes en 2013, selon les derniers chiffres publiés, jeudi, par l’institution internationale, en collaboration avec l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME). Si l’on y ajoute les effets de la pollution dans les foyers – notamment ceux de l’utilisation de combustibles solides pour se chauffer et cuisiner –, le nombre de morts s’élève à 5,5 millions. Au final, la pollution est le quatrième facteur de décès prématuré dans le monde, et 87 % de la population sur la planète est plus ou moins exposée aux pathologies qu’elle entraîne (maladies cardiovasculaires, cancers des poumons, maladies pulmonaires chroniques, infections respiratoires).

Lire aussi :   La pollution de l’air touche huit citadins sur dix dans le monde

« Le coût économique de la mortalité prématurée lié à ce fléau appelle à agir vite », martèle la Banque mondiale dans son rapport. D’autant que depuis 1990, ce coût n’a cessé de croître, en dépit du développement économique des pays et des progrès réalisés en matière de santé. Si les jeunes enfants et les personnes âgées en sont les premières victimes, les effets délétères de la pollution n’épargnent aujourd’hui pas la population en âge de travailler et ont dès lors aussi de lourdes retombées en termes de pertes de revenus du travail, qui se sont accrues de 40 % entre 1990 et 2013.

Lire aussi :   En 2060, la pollution de l’air pourrait tuer 6 à 9 millions de personnes dans le monde

Ce coût est d’ailleurs plus élevé dans les pays ayant une population jeune, les conséquences de la pollution venant diminuer la capacité de gains de celle-ci. Ainsi en Afrique subsaharienne, les pertes de revenus du travail représentent chaque année l’équivalent de 0,61 % du produit intérieur brut (PIB), et en Asie du Sud-Est, 0,83 %. Tandis qu’en Europe ou en Amérique du Nord, régions confrontées au vieillissement de leur population, ces pertes représentent respectivement 0,13 % et 0,11 % du PIB.

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Le Monde

Sibérie : des rennes décimés par une épidémie d’anthrax, toute une région en quarantaine

Sibérie : des rennes décimés par une épidémie d’anthrax, toute une région en quarantaine

Un enfant mort. Des dizaines de personnes hospitalisées. Une population mise en quarantaine. Des troupeaux de rennes décimés… Que se passe-t-il dans le Grand Nord russe ?

Cette année, l’été est particulièrement chaud en Sibérie. Les températures moyennes avoisinent les 35 degrés – contre 17 habituellement à la même saison. Résultat, une couche de terre, le pergélisol, censé être gelé en permanence, est en train de dégeler. Les conséquences sont inquiétantes. Car en se réchauffant, la terre libère une bactérie destructrice, la Bacillius anthracis, autrement dit, l’anthrax, une infection aiguë qui touche aussi bien l’animal que l’homme – c’est aussi une arme bactériologique, qui a été particulièrement médiatisée après l’envoi d’enveloppes contaminées à deux sénateurs, ainsi qu’à des médias américains, une semaine après les attentats du 11 Septembre.

En Sibérie, au début du mois de juillet, ce sont d’abord neuf éleveurs nomades de la région peu peuplée de Iamalo-Nénétsie, à environ 2000 kilomètres au nord-est de Moscou, qui ont été contaminés par des bactéries provenant d’une carcasse de renne dégelée, jusque-là prise par les glaces depuis des dizaines d’années. En effet, les derniers cas d’anthrax dans la région remontaient à 75 ans. Dans le courant du mois, les contaminations ont augmenté. Les troupeaux de rennes de la région, qui compte 250 000 animaux, sont eux aussi lourdement touchés. Ainsi, depuis dix jours, au moins 2400 rennes ont été tués, un enfant est décédé et 72 personnes (dont 41 enfants) ont été hospitalisées, rapporte le Siberian Times. La région, dont la superficie fait plus d’une fois la taille de la France, a donc été placée en quarantaine par les autorités. Des militaires sont arrivés sur place pour décontaminer la zone et détruire les cadavres d’animaux contaminés.

En outre, comme l’explique cet article des Echos, avec le réchauffement climatique, ces sols éternellement gelés, qui s’étendent sur la zone arctique de l’Alaska aux confins orientaux de la Sibérie, libèrent des bactéries que les systèmes des êtres vivants n’ont pas ou plus l’habitude de combattre. (..)

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Should we wipe mosquitoes off the face of the Earth?

Should we wipe mosquitoes off the face of the Earth?

Even before the Zika virus, mosquitoes were the deadliest creatures on the planet. But gene modification means these blood suckers’ days might be numbered. Is it dangerous to talk about ‘editing nature’, or should we consider eradicating them for good?

When an Aedes aegypti mosquito bites you, she – because only the females, which need blood as nutrients for their offspring, bite – will probe your skin with her proboscis as many as 20 times. Two pairs of sharp cutting edges, the fascicle, break the skin and then search for a blood vessel, withdrawing and re-entering until a suitable target is found. When the blood starts to flow, a salivary tube delivers a protein that stops it clotting. The mosquito holds still and then begins to suck; in 90 seconds’ time, she feels full, and stops. And then, if you are in parts of South and Central America and bang out of luck, you will have Zika.

It’s a horrible idea, and one that will draw shudders from anyone who has ever been bitten by a mosquito – which is to say, just about everyone. In the entire animal kingdom, the mosquito occupies a special place as receptacle for our hatred and disgust. Even the great and generous EO Wilson, author of the touchstone argument for preserving biodiversity, The Creation: An Appeal to Save Life on Earth, makes an exception for anopheles gambiae, which spreads malaria in Africa. “Keep their DNA for future research,” he writes, “and let them go.”

When Wilson thus hardens his heart, he speaks for us all. Where we revere and anthropomorphise such brutal predators as sharks, tigers and bears, we view these tiny ectoparasites as worthless, an evolutionary accident with no redeeming or adorable characteristics. No one ever had a cuddly mosquito. Thanks to malaria, they have probably helped to kill more than half of all humans ever to have lived. Today, according to the Gates foundation, the diseases they carry kill about 725,000 people a year, 600,000 of them victims of malaria. They are, as such, the only creature responsible for the deaths of more humans than humans themselves; we only manage to kill about 475,000 a year. This deadly work is carried out all over the planet: mosquitoes are found on every continent except Antarctica. And now there is Zika, which can lead to microcephaly and its associated physical deformities in unborn children, and for which there is no vaccine. This new horror has prompted fresh attention to the vexed question of how to defeat them. And that consideration leads to an unsentimental thought that we would entertain about no other creature: can’t we wipe them off the face of the Earth?

“I don’t think most people would have any qualms about totally eliminating them,” says Professor Hilary Ranson, head of vector biology at the Liverpool School of Tropical Medicine. “I spend most of my time trying to keep them alive and study them, but that’s in order to try to kill them. Ultimately I wouldn’t be too sentimental.” Professor Steve Lindsay, a public-health entomologist at the University of Durham agrees: “I have no problem with taking out the mosquito.”

In reality, as Lindsay and Ranson are quick to point out, the total extinction of all mosquito species would be as senseless as it would be impossible. Of the 3,000 varieties on the planet, only 200 or so bite us; only Aedes aegypti, and perhaps the more common Culex quinquefasciatus, are thought to carry Zika. Besides, as Jules Pretty, professor of environment and society at the University of Essex, points out: “In lots of environments, especially the Arctic north, where their abundance is utterly dispiriting, they are a vital source of food for animals higher up the food chain.” A total mosquito apocalypse would be a catastrophe. (…)

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L’inactivité physique coûte 89 milliards $ par année

L’inactivité physique coûte 89 milliards $ par année

Les problèmes de santé dus au manque d’activité physique quotidien ont représenté un coût de 89 milliards de dollars CAN en 2013 dans le monde, soit plus que le PIB d’un pays comme le Costa Rica, selon une étude publiée récemment.

Ce total se répartit en 71 milliards dollars de dépenses de santé et 18 milliards de dollars de perte de productivité, selon ces travaux parus dans la revue médicale britannique The Lancet.

Cette étude, qui porte sur 142 pays représentant 93% de la population mondiale, est la première à chiffrer le coût de la «pandémie» de sédentarité. Elle fait partie d’une série d’articles publiés par le journal médical à la veille de l’ouverture des Jeux olympiques à Rio, le 5 août.

Le coût réel pourrait être encore plus élevé, avertissent les auteurs car leur évaluation inclut uniquement les cinq grandes maladies associées à l’inactivité physique: maladie coronarienne, AVC, diabète de type 2 (le plus fréquent), cancer du sein et du côlon.

La sédentarité est associée à plus de cinq millions de décès dans le monde chaque année, note la revue.

Les pays riches supportent en proportion une plus large part du fardeau financier de l’inactivité (80,8% des coûts de soins de santé et 60,4% des coûts indirects). Pour les pays à revenu faible et moyen, le coût s’exprime principalement en termes de maladies et de morts prématurées.

Ces pays se développant, si la sédentarité continue à augmenter, le fardeau financier augmentera aussi pour eux, souligne Melody Ding de l’Université de Sydney, qui a dirigé la recherche.

 

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Being Unfit May Be Almost as Bad for You as Smoking 

Being Unfit May Be Almost as Bad for You as Smoking 

Poor physical fitness may be second only to smoking as a risk factor for premature death.

Being out of shape could be more harmful to health and longevity than most people expect, according to a new, long-term study of middle-aged men. The study finds that poor physical fitness may be second only to smoking as a risk factor for premature death.

It is not news that aerobic capacity can influence lifespan. Many past epidemiological studies have found that people with low physical fitness tend to be at high risk of premature death. Conversely, people with robust aerobic capacity are likely to have long lives.

But most of those studies followed people for about 10 to 20 years, which is a lengthy period of time for science but nowhere near most of our actual lifespans. Some of those studies also enrolled people who already were elderly or infirm, making it difficult to extrapolate the findings to younger, healthier people.

So for the new study, which was published this week in the European Journal of Preventive Cardiology, researchers from the University of Gothenburg in Sweden and other institutions turned to an impressively large and long-term database of information about Swedish men.

The data set, prosaically named the Study of Men Born in 1913, involved exactly that. In 1963, almost 1,000 healthy 50-year-old men in Gothenburg who had been born in 1913 agreed to be studied for the rest of their lives, in order to help scientists better understand lifetime risks for disease, especially heart disease.

The men completed baseline health testing in 1963, including measures of their blood pressure, weight and cholesterol, and whether they exercised and smoked. Four years later, when the volunteers were 54, some underwent more extensive testing, including an exercise stress test designed to precisely determine their maximum aerobic capacity, or VO2 max. Using the results, the scientists developed a mathematical formula that allowed them to estimate the aerobic capacity of the rest of the participants.

Aerobic capacity is an interesting measure for scientists to study, because it is affected by both genetics and lifestyle. Some portion of our VO2 max is innate; we inherit it from our parents. But much of our endurance capacity is determined by our lifestyle. Being sedentary lowers VO2 max, as does being overweight. Exercise raises it. (..)

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