Les trois vaccins obligatoires doivent être disponibles sans association avec d’autres

Les trois vaccins obligatoires doivent être disponibles sans association avec d’autres

Le Conseil d’Etat enjoint au ministère de la santé de prendre des mesures pour rendre disponibles les vaccins obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), les seuls à être obligatoires en France pour les enfants de moins de 18 mois, doivent être disponibles sans association avec d’autres vaccins, a estimé mercredi 8 février le Conseil d’Etat.

La plus haute juridiction administrative « enjoint au ministre chargé de la santé de prendre des mesures pour rendre disponibles » les vaccins DTP sous cette seule forme, alors que les laboratoires l’associent actuellement à d’autres vaccins « fortement recommandés », dans des vaccins polyvalents, vendus plus chers.

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Délai de six mois

Actuellement, « aucun vaccin ne correspondant à ces seules obligations n’est commercialisé en France », relève dans sa décision le Conseil d’Etat. Il avait été saisi par des réquérants qui avaient préalablement fait cette demande au ministère chargé de la santé – lequel avait refusé.

La juridiction a écarté leur argumentation sur « les risques allégués des vaccinations non obligatoires associées aux trois vaccinations obligatoires », estimant que « ces vaccinations complémentaires sont recommandées ». Mais elle a jugé que « la loi, qui n’impose que trois obligations de vaccination, implique nécessairement qu’il soit possible de s’y conformer en usant de vaccins qui ne contiennent que ces trois vaccinations ». Pour cela, « le Conseil d’Etat en déduit que le ministre devait faire usage des pouvoirs dont il dispose pour rendre disponibles de tels vaccins » (…)

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L’irrésistible expansion de l’agriculture biologique

L’irrésistible expansion de l’agriculture biologique

La part de l’alimentation bio, sans produits phytosanitaires ni OGM, a bondi de 20 % en 2016 et les surfaces cultivées en bio ont progressé de 16 %.

Le bio a le vent en poupe. Les chiffres publiés mardi 21 février par l’Agence Bio, qui qualifie l’année 2016 d’« historique », le prouvent. Selon le groupement d’intérêt public, la part de l’alimentation bio a bondi de 20 % en un an dans le panier du consommateur. Au total, les consommateurs de l’Hexagone ont déboursé 7 milliards d’euros pour s’offrir des produits labellisés sans produits phytosanitaires ni OGM. Au même moment, les candidats se bousculaient au portillon pour se convertir à cette agriculture respectueuse de l’environnement.

Selon l’Agence Bio, le nombre d’exploitants agricoles autorisés à accoler le sigle de la feuille verte sur leur production a progressé de 12 % en un an pour atteindre le nombre de 32 326. Mieux, la surface agricole engagée dans l’agriculture biologique a augmenté de 16 % en 2016 et totalise ainsi plus de 1,5 million d’hectares. Ce qui représente désormais 5,7 % de la surface agricole utile.

La crise qui a secoué ces deux dernières années des pans entiers de l’agriculture française explique en partie cet afflux de conversions. La chute du prix du lait et de la viande a convaincu nombre d’éleveurs de franchir le pas. La démarche concerne également les céréaliers, touchés eux aussi par des cours flageolants et par une dernière moisson plus que maigrelette. Tous souhaitent renouer avec des prix rémunérateurs, quitte à revoir de fond en comble leur modèle de production.

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« Phénomène de voisinage »

Autre catalyseur de la dynamique : la structuration de filières. A l’exemple de Biolait. Constituée à l’origine par quelques éleveurs laitiers, la société collecte aujourd’hui le lait de 1 000 fermes réparties sur le territoire. Et un litre de lait bio sur trois produits en France passe entre ses mains. La mise à disposition d’outils de stockage et de transformation dans le secteur des céréales donne maintenant l’élan dans les grandes cultures.

L’effet d’entraînement compte également. « Il y a un phénomène de voisinage. Quand un agriculteur se convertit au bio, ses voisins s’interrogent et sont tentés de suivre l’exemple », explique Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio. D’ailleurs, les régions les plus dynamiques sont celles où l’agriculture bio est déjà la plus enracinée, à l’exemple de l’Occitanie. « A l’inverse, le Grand Est, hors Alsace, les Hauts-de-France et l’Ile-de-France restent en retrait », analyse M. Guhl.

L’effet d’entraînement joue aussi son rôle dans le développement de la consommation. Selon les résultats d’un sondage commandé par l’Agence Bio, 7 Français sur 10 déclarent acheter régulièrement des produits bio. Avec, par ordre de préférence, les fruits et légumes, le lait et les produits laitiers, les œufs, l’épicerie puis la viande. A souligner que pour les deux tiers des personnes interrogées, la santé est l’argument prioritaire dans leur choix, devant les considérations environnementales. Ce bond de la vente des produits bio en France doit beaucoup à la ruée des grandes enseignes vers ce marché lucratif, mais aussi au développement des enseignes spécialisées comme Biocoop, La Vie claire, Bio c’ Bon… Cet appétit des Français a de quoi rassurer tous ceux qui pouvaient s’inquiéter des débouchés avec l’afflux des conversions agricoles.

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Victime de son succès ?

Pour autant, tous les voyants sont-ils au vert pour l’agriculture bio en France ? Rien n’est moins sûr. L’inquiétude est grande dans les rangs des agriculteurs. En cause, le véritable casse-tête du versement des aides. « Qui veut casser la dynamique de l’agriculture bio française ? », s’interroge la Fédération nationale d’agriculture biologique et de régions de France (FNAB), dans un communiqué publié jeudi 16 février. Et d’expliquer que les aides à la conversion et au maintien, les deux formes de subsides qui soutiennent le secteur, dues pour les années 2015 et 2016, n’ont pas été versées. Soit deux années de retard. Des avances ont été distribuées, mais le flou est total. (..)

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Hamon veut interdire les perturbateurs endocriniens dans l’alimentation

Hamon veut interdire les perturbateurs endocriniens dans l’alimentation

Benoît Hamon a présenté lundi en Seine-et-Marne un « plan pour une alimentation de qualité » en dix mesures, qui prévoit notamment d’interdire « les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux » dans l’alimentation.

Le candidat socialiste à la présidentielle, qui a fait de l’environnement et de la lutte contre les « perturbateurs endocriniens » un axe fort de sa campagne, a creusé son sillon écologique en présentant ce plan à la ferme bio de Châtenoy, où il s’est prêté au jeu des photographes, un agneau dans les bras.

Parmi les dix propositions de M. Hamon, l’interdiction, en vertu du « principe de précaution », des perturbateurs endocriniens, nanoparticules et pesticides dangereux dans l’alimentation.

Et « pour que (cette interdiction) ne mette pas en danger nos agriculteurs », il a promis d’interdire l’importation de « produits fabriqués avec ces mêmes pesticides ». « Il ne serait pas logique d’imposer des règles du jeu à nos agriculteurs et d’accepter que l’on continue à importer sur les marchés français des produits maraichers fabriqués dans des conditions que nous jugeons dangereuses pour la santé publique », a-t-il justifié.

Autres mesures saillantes: l’homologation des pesticides par le ministère de la Santé, qui devra prendre en compte les « mélanges effectivement commercialisés » et non « les molécules prises séparément », en raison des effets cocktail; l’approvisionnement en bio des cantines à hauteur de 50% d’ici à 2025; la mise en place de « rémunérations pour services environnementaux » des agriculteurs; l’installation d’un Comité national d’éthique des abattoirs.

Afin de soutenir les filières « bio et équitables », l’ancien ministre de l’Économie sociale et solidaire entend étudier « la possibilité d’instaurer des prix planchers au niveau européen sur le modèle du commerce équitable ».

Il veut aussi voir aboutir le chantier de l’étiquetage nutritionnel, et s’engage, si le gouvernement n’y parvient pas avant la fin du quinquennat, à reprendre le flambeau sans « céder aux lobbies dans ce domaine ». (..)

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«À bout de souffle», les hôpitaux en appellent aux candidats à la présidentielle

«À bout de souffle», les hôpitaux en appellent aux candidats à la présidentielle

La Fédération hospitalière de France a présenté vendredi des propositions à destination des candidats à la présidentielle.

À quelques semaines des élections présidentielles, la Fédération hospitalière de France (FHF) dévoile ses propositions pour «sauver» l’hôpital alors que la tension monte dans les établissements publics. «Il est devenu urgent d’en finir avec la politique des économies au rabot, conduite au coup par coup, sans réorganisation globale» dénonce la Fédération, en référence aux efforts demandés depuis 2015 aux hôpitaux de réaliser 3 milliards d’euros d’économies sur trois ans. Porte-parole de 1000 hôpitaux et 3800 établissements médico-sociaux publics, la FHF dresse une liste de priorités et fait des propositions aux candidats. En voici les grandes lignes.

● Revoir l’organisation du temps de travail

Services des urgences saturés et conditions de travail jugées insupportables, aujourd’hui, le personnel hospitalier est au bord du burn-out. À Dreux, onze médecins urgentistes, à bout, ont présenté leur démission collective. Pour donner plus de souplesse à des hôpitaux «à bout de souffle», désorganisés par la réforme des 35 heures, selon la FHF, l’organisme préconise «d’introduire au niveau législatif un dispositif d’autonomie avancée».

Dans ce cadre, les personnels pourraient choisir un nouveau mode d’exercice «combinant augmentation de la durée de travail et renforcement de l’attractivité des rémunérations», afin notamment d’exercer dans plusieurs établissements de leur groupement hospitalier de territoire (GHT).

Pour lutter contre l’absentéisme dans l’hôpital public, la FHF plaide par ailleurs pour le retour du jour de carence (le laps de temps durant lequel un salarié malade n’est pas indemnisé par la Sécurité sociale: un jour dans le public) supprimé en 2014. Une enquête du Figaro révélait en avril dernier que dans 22 établissements, les agents enchaînent 30 jours ou plus d’arrêts maladie, contre 23,8 en moyenne dans les autres.

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● Revoir les modes de financement des hôpitaux

Actuellement, les hôpitaux publics, comme les cliniques, sont principalement rémunérés «à l’activité», par la «tarification à l’activité» (T2A). Le principe est simple: à chaque soin ou acte médical correspond un tarif. Mais dans la pratique, le système est éminemment complexe. Il existe aujourd’hui 2500 tarifs et la manière dont ceux-ci sont fixés reste en partie obscure.

Pour «mettre fin à la course aux actes parfois constatée» – près de 30% des actes médicaux ne seraient pas pleinement justifiés» d’après la FHF – la Fédération plaide pour un mode un financement tenant mieux compte de la précarité des patients accueillis dans le public, notamment les «maladies au long cours». Elle propose de régionaliser les dépenses d’assurance maladie. Elle préconise aussi une réforme de l’investissement hospitalier. «L’hôpital, pour être doté des meilleurs médecins, doit également disposer des meilleurs équipements et des meilleures structures.»

● Lutter contre les déserts médicaux

L’hôpital public souffre d’une désaffection. Les professionnels préfèrent souvent exercer dans le privé. Pour enrayer la pénurie de praticiens dans les hôpitaux publics – le recours onéreux à l’intérim – la Fédération propose de plafonner les rémunérations dans le privé ou encore de créer «un opérateur d’intérim parapublic à honoraires maîtrisés». Elle suggère aussi d’empêcher les médecins libéraux qui pratiquent des dépassements d’honoraires de s’installer dans les zones sur-denses. (..)

 

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Prêts bancaires : le « droit à l’oubli » entre en vigueur pour les anciens malades du cancer

Prêts bancaires : le « droit à l’oubli » entre en vigueur pour les anciens malades du cancer

Ils n’auront plus à déclarer leur ancienne pathologie à l’issue d’un délai de dix ans après la fin de leur traitement et sans rechute.

Le « droit à l’oubli », permettant aux personnes ayant été atteintes de cancers et de l’hépatite C de ne plus le mentionner lors d’une demande d’assurance emprunteur, est entré en vigueur mardi 14 février, avec la publication du décret au Journal officiel.

Principaux concernés, les anciens malades du cancer n’auront plus à déclarer leur ancienne pathologie à l’issue d’un délai de dix ans après la fin de leur traitement et sans rechute. Ce délai est ramené à cinq ans pour les cancers diagnostiqués avant l’âge de la majorité (18 ans), indiquent dans un communiqué conjoint les ministères de l’économie et de la santé.

Adoption d’une grille de référence

En outre, la loi a consacré l’adoption d’une « grille de référence » qui fixe, pathologie par pathologie, le délai au terme duquel les anciens malades peuvent souscrire un contrat d’assurance sans surprime, ni exclusion de garantie, aux mêmes conditions que les personnes n’ayant pas été affectées par l’une de ces maladies.

Selon les types d’affection et la gravité de l’ancienne pathologie, ces délais sont compris entre quarante-huit semaines, pour les malades guéris de l’hépatite virale, et dix ans pour certains types de cancers. (…)

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Comment les lobbies nous font croire qu’il n’y a pas de problème avec les ondes électromagnétiques

Comment les lobbies nous font croire qu’il n’y a pas de problème avec les ondes électromagnétiques

L’Assemblée nationale examine le 22 janvier une proposition de loi sur l’exposition aux rayonnements électromagnétiques produits par les téléphones portables et autres wifi. Une proposition très faible dans un domaine où le poids des lobbies est particulièrement pesant. Enquête.


Petit à petit, les preuves s’accumulent. En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer a classé les ondes électromagnétiques dans le groupe des « agents peut-être cancérigènes pour l’homme ». En 2012, le rapport « BioInitiative », au terme de l’étude de plus de 1 800 publications sur ces ondes, a conclu que « les effets biologiques [en] sont établis », même « à des niveaux d’exposition très bas ». En octobre 2013, en France, le rapport de référence pour les décideurs a été réactualisé par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire). Il indique qu’il n’y a pas « d’effet avéré » des ondes sur la santé humaine… Mais il recommande quand même la prudence, notamment de limiter l’exposition des enfants aux téléphones portables.

« Les ondes, on ne les voit pas, on ne les entend pas, on ne les sent pas », répète Janine Le Calvez, présidente de l’association Priartém. Facile, donc, de nous faire douter qu’il n’y a pas de problème avec ce phénomène physique pourtant bien réel…

Car le doute est savamment entretenu par les lobbies des télécoms, avec l’aide de quelques chercheurs proches de l’industrie. Leurs lourdes pressions sont bien documentées grâce au travail que mènent depuis plusieurs années les associations Priartém et Robin des Toits, ainsi que par deux documentaires sur le sujet : Mauvaises Ondes de Sophie Le Gall, diffusé sur France 3 en 2011, et Ondes, Science et manigances, de Jean Hêches et Nancy de Méritiens, qui sortira le 15 février.

Voici quatre histoires, parmi bien d’autres, qui montrent comment les opérateurs de télécoms empêchent une prise en compte sérieuse de l’impact sanitaire du déluge d’ondes électromagnétiques qui s’abat sur l’atmosphère.

Des conseils « scientifiques » peuplés d’employés des compagnies

Difficile de comprendre ce qu’est l’ICNIRP, la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants. Elle est reconnue par l’OMS, qui la présente sur son site internet comme « une commission scientifique indépendante (…) pour promouvoir la protection contre les rayonnements non ionisants (…) dans l’intérêt de la population et de l’environnement. » Ses expertises sont une référence internationale et servent de base à de nombreux pays occidentaux, dont la France, pour définir un seuil limite d’exposition aux ondes.

Mais cette « indépendance » est sujette à caution. Nancy de Méritiens, auteur du documentaire Ondes, science et manigances décrit l’ICNIRP comme une « association créée par des scientifiques issus du nucléaire pour proposer des normes en matière d’ondes électromagnétiques. A l’origine, il y découvre des scientifiques qui travaillaient pour Motorola ou pour l’armée américaine ».

Le créateur et premier président de cette institution est le scientifique australien Michael Repacholi, connu pour avoir été embauché comme consultant par plusieurs entreprises du secteur des télécoms et de l’électricité. Mais comme le précise sa biographie sur le site internet de l’ICNIRP, dont il est encore président émérite, « sa fonction lui donne le statut d’observateur des réunions de l’ICNIRP sans droit de vote, il n’est donc pas tenu de remplir une déclaration de conflits d’interêts. »

Michael Repacholi

Au sein du conseil scientifique de l’institution, du côté des scientifiques français on remarque le nom d’Isabelle Lagroye. Cette déclaration de conflits d’intérêts datée de 2005 indique que ses recherches ont été financées par Bouygues Telecom, Alcatel et France Telecom. (..)

 

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Pollution de l’air : il faut des mesures à la hauteur de l’urgence !

Pollution de l’air : il faut des mesures à la hauteur de l’urgence !

Plusieurs élus dénoncent l’inégalité des territoires face à l’épisode de pollution et appellent la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal à la mise en place d’une série de mesures et de normes en réponse à cet enjeu de santé publique.

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