Près de 400 produits cosmétiques dangereux recensés par l’UFC-Que choisir

Près de 400 produits cosmétiques dangereux recensés par l’UFC-Que choisir

L’association de défense des consommateurs publie ce mardi la liste des substances nocives qu’elle a trouvées dans les shampooings, dentifrices, crèmes, lait corporels ou encore lingettes intimes utilisés au quotidien.

Des ingrédients indésirables se cachent dans des centaines de produits cosmétiques utilisés tous les jours. L’UFC-Que Choisir fait état de perturbateurs endocriniens dans des déodorants ou encore d’allergènes dans des shampooings. L’association de défense des consommateurs publie ce mardi une liste de onze substances indésirables trouvées dans 400 produits du quotidien – une étude qu’elle réalise chaque année.

Le public doit être particulièrement attentif aux perturbateurs endocriniens BHA et BHT, agent antioxydant observé notamment dans des déodorants Adidas, Dove et Rexona et dans les BB crème Garnier. L’allergène MIT (methylisothiazolinone) est aussi pointé du doigt par l’UFC-Que Choisir. Il se retrouve dans de nombreux produits : des shampooings Head&Shoulders et L’Oréal, des lingettes d’hygiène intime Intima, des gels douche Klorane et L’Occitane de Provence…

Le sodium lauryl sulfate, lui aussi considéré comme un ingrédient nocif, se retrouve pourtant dans plusieurs dentifrices de marques différentes (Biocaril, Carrefour, Audchan, Colgate, Fluocaril, Signal), des shampooings (Head&Shoulders, L’Oréal Elseve) et des gels douche (Le Petit Marseillais). La liste complète des produits dans lesquels l’association de défense des consommateurs a repéré un ou des ingrédients indésirables se trouve sur son site Internet .

Le Protectyl d’Yves Rocher à bannir

L’UFC-Que choisir met particulièrement en avant les « cumulards ». Activilong propose par exemple un Spray magique junior ultralissant pour cheveux qui comporte trois perturbateurs endocriniens (ethylhexyl methoxycinnamate, cyclopentasiloxane et BHT).

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Le gel purifiant Eau précieuse, a priori particulièrement adapté aux adolescents, contient pas moins de trois perturbateurs endocriniens et un allergène majeur, la MIT, écrit l’association. Idem pour le gel douche nourrissant sans savon de Klorane. »Le spray solaire Protectyl d’Yves Rocher contient, lui, quatre perturbateurs endocriniens, un record », selon l’UFC.

« Les composants font l’objet d’inquiétude des experts qui ont demandé leur restriction, voire leur interdiction. Nous pressons les pouvoirs publics de faire évoluer la législation », indique Olivier Andrault, chargé de mission à l’UFC-Que Choisir, au « Parisien ». En attendant, « il faut que les clients regardent la liste des composants du produit qu’ils s’apprêtent à acheter », conseille l’association, qui publie une carte-repère des molécules toxiques dans les cosmétiques à imprimer et garder sur soi.

Source : Près de 400 produits cosmétiques dangereux recensés par l’UFC-Que choisir, Conso – Distribution Les Echos

L’irrésistible expansion de l’agriculture biologique

L’irrésistible expansion de l’agriculture biologique

La part de l’alimentation bio, sans produits phytosanitaires ni OGM, a bondi de 20 % en 2016 et les surfaces cultivées en bio ont progressé de 16 %.

Le bio a le vent en poupe. Les chiffres publiés mardi 21 février par l’Agence Bio, qui qualifie l’année 2016 d’« historique », le prouvent. Selon le groupement d’intérêt public, la part de l’alimentation bio a bondi de 20 % en un an dans le panier du consommateur. Au total, les consommateurs de l’Hexagone ont déboursé 7 milliards d’euros pour s’offrir des produits labellisés sans produits phytosanitaires ni OGM. Au même moment, les candidats se bousculaient au portillon pour se convertir à cette agriculture respectueuse de l’environnement.

Selon l’Agence Bio, le nombre d’exploitants agricoles autorisés à accoler le sigle de la feuille verte sur leur production a progressé de 12 % en un an pour atteindre le nombre de 32 326. Mieux, la surface agricole engagée dans l’agriculture biologique a augmenté de 16 % en 2016 et totalise ainsi plus de 1,5 million d’hectares. Ce qui représente désormais 5,7 % de la surface agricole utile.

La crise qui a secoué ces deux dernières années des pans entiers de l’agriculture française explique en partie cet afflux de conversions. La chute du prix du lait et de la viande a convaincu nombre d’éleveurs de franchir le pas. La démarche concerne également les céréaliers, touchés eux aussi par des cours flageolants et par une dernière moisson plus que maigrelette. Tous souhaitent renouer avec des prix rémunérateurs, quitte à revoir de fond en comble leur modèle de production.

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« Phénomène de voisinage »

Autre catalyseur de la dynamique : la structuration de filières. A l’exemple de Biolait. Constituée à l’origine par quelques éleveurs laitiers, la société collecte aujourd’hui le lait de 1 000 fermes réparties sur le territoire. Et un litre de lait bio sur trois produits en France passe entre ses mains. La mise à disposition d’outils de stockage et de transformation dans le secteur des céréales donne maintenant l’élan dans les grandes cultures.

L’effet d’entraînement compte également. « Il y a un phénomène de voisinage. Quand un agriculteur se convertit au bio, ses voisins s’interrogent et sont tentés de suivre l’exemple », explique Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio. D’ailleurs, les régions les plus dynamiques sont celles où l’agriculture bio est déjà la plus enracinée, à l’exemple de l’Occitanie. « A l’inverse, le Grand Est, hors Alsace, les Hauts-de-France et l’Ile-de-France restent en retrait », analyse M. Guhl.

L’effet d’entraînement joue aussi son rôle dans le développement de la consommation. Selon les résultats d’un sondage commandé par l’Agence Bio, 7 Français sur 10 déclarent acheter régulièrement des produits bio. Avec, par ordre de préférence, les fruits et légumes, le lait et les produits laitiers, les œufs, l’épicerie puis la viande. A souligner que pour les deux tiers des personnes interrogées, la santé est l’argument prioritaire dans leur choix, devant les considérations environnementales. Ce bond de la vente des produits bio en France doit beaucoup à la ruée des grandes enseignes vers ce marché lucratif, mais aussi au développement des enseignes spécialisées comme Biocoop, La Vie claire, Bio c’ Bon… Cet appétit des Français a de quoi rassurer tous ceux qui pouvaient s’inquiéter des débouchés avec l’afflux des conversions agricoles.

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Victime de son succès ?

Pour autant, tous les voyants sont-ils au vert pour l’agriculture bio en France ? Rien n’est moins sûr. L’inquiétude est grande dans les rangs des agriculteurs. En cause, le véritable casse-tête du versement des aides. « Qui veut casser la dynamique de l’agriculture bio française ? », s’interroge la Fédération nationale d’agriculture biologique et de régions de France (FNAB), dans un communiqué publié jeudi 16 février. Et d’expliquer que les aides à la conversion et au maintien, les deux formes de subsides qui soutiennent le secteur, dues pour les années 2015 et 2016, n’ont pas été versées. Soit deux années de retard. Des avances ont été distribuées, mais le flou est total. (..)

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Pédiatres, psys ou enseignants, ils appellent à « éloigner les tablettes des enfants »

Pédiatres, psys ou enseignants, ils appellent à « éloigner les tablettes des enfants »

Tribune. Un groupe de spécialistes de l’enfance alerte sur les effets provoqués par l’utilisation des tablettes chez les tout-petits.

En janvier 2013, l’Académie des sciences, dans son rapport « L’enfant et les écrans », exprimait un avis favorable concernant l’utilisation des tablettes par les jeunes enfants. Plus de soixante chercheurs avaient vivement réagi.

Malgré leurs protestations, force est de constater que cet objet dont les effets mériteraient d’être soigneusement étudiés se retrouve de plus en plus fréquemment dans les mains des bambins, que ce soit dans la sphère privée ou publique (crèche, école maternelle).

Des scientifiques apportent pourtant leur caution. « Jouer sur une tablette, c’est bon pour les ­bébés », affirme ainsi le professeur Olivier Houdé, chercheur en psychopédagogie.

Aujourd’hui, nous, psychologues, orthophonistes, psychiatres, pédiatres, enseignants, bibliothécaires, infirmières scolaires, chercheurs et parents, faisons le même constat que celui qui a été fait pour la télévision : la tablette cause de sérieux troubles chez l’enfant lorsqu’elle devient le principal outil de stimulation.

Nous observons que l’usage intensif de la tablette :

1 – augmente les troubles de l’attention ;

2 – retarde l’émergence du langage ;

3 – entrave la construction du principe de causalité et des premières notions de temps ;

4 – altère le développement de la motricité fine et globale ;

5 – nuit à une socialisation adaptée.

Ce constat, nous l’avons fait en comparant de nombreux enfants avec d’autres moins exposés, ou en étudiant des enfants dont la consommation a été réduite à la suite des limitations que nous prescrivons.

Des effets sur l’attention La tablette capte fortement l’attention involontaire : l’image, attrayante visuellement, rapidement changeante et accompagnée de sons, fascine l’enfant. Elle est une source d’excitation. La machine encourage constamment des pseudo-réussites, y compris dans les actions violentes. En captant l’attention de l’enfant, la tablette retarde l’émergence de compétences capitales telles qu’un langage riche, une sociabilité adaptée, une motricité harmonieuse. Elle vole le temps aux activités nécessaires à leur ­développement.

Des effets sur le langage De plus en plus d’enfants consultent pour des retards de langage. Et parmi eux, beaucoup ont l’écran comme principale source de stimulation. Cela procure une certaine tranquillité aux parents, mais c’est au détriment de l’interaction verbale, cruciale dans cette période de la vie et indispensable à l’acquisition du langage. Les programmes prétendument « interactifs » ne permettent pas l’échange propre à la communication humaine. Aucune machine ne permet de contact visuel ou de langage adressé à l’enfant. Or c’est l’attention qui lui est portée qui permettra à l’enfant de découvrir qu’il est quelqu’un. « J’ai appris à dire “Je” parce que l’on m’a dit “Tu” ». (…)

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Moins de viande, de sel, de sucre… les recommandations de l’agence sanitaire

Moins de viande, de sel, de sucre… les recommandations de l’agence sanitaire

Comment y voir plus clair dans nos assiettes ? L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a présenté mardi 24 janvier les principaux résultats de l’actualisation des repères nutritionnels du Programme national nutrition santé (PNNS), qui vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’alimentation. « Que l’alimentation soit ta première médecine », disait Hippocrate.

Saisie par la Direction générale de la santé, l’agence devait publier ses avis et rapports relatifs aux repères nutritionnels pour la population adulte. Les recommandations pour les enfants, femmes enceintes, sujets âgés, interviendront dans un second temps.

C’est ce socle, basé sur les données scientifiques des dix dernières années, qui va servir de base à l’élaboration des nouvelles recommandations pour le grand public, par le Haut Conseil de la santé publique. Santé publique France devra ensuite élaborer des messages, déclinés sur le site Mangerbouger.fr. Les derniers datent de 2002. Ce sont par exemple : au moins cinq fruits et légumes par jour, limiter la consommation de sel.

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Ces nouveaux repères visent à couvrir les besoins nutritionnels, en prévenant les risques de maladies chroniques liés à certains aliments, tout en limitant l’exposition aux contaminants chimiques présents dans l’alimentation (pesticides). Pour ce faire, l’Anses a utilisé une « méthode novatrice », un outil mathématique qui permet d’intégrer un grand nombre de données simultanément. Près d’une centaine d’experts ont participé à ces travaux.

L’enjeu du PNNS est de taille. De nombreux travaux scientifiques ont mis en évidence le rôle des facteurs nutritionnels (incluant l’activité physique) dans le déterminisme des maladies chroniques, le diabète, l’obésité, le cancer, les maladies cardio-vasculaires…
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/01/24/moins-de-viande-et-de-charcuteries-moins-de-sucre-les-recommandations-de-l-agence-sanitaire_5068115_1651302.html#16LpJ7PzRhYKAwfT.99

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Laisser les enfants croire au Père Noël, un cadeau empoisonné ?

Laisser les enfants croire au Père Noël, un cadeau empoisonné ?

Exercice moralement ambigu ou joli conte qui aide à grandir ? Au delà de l’aspect mercantile, la balance bénéfices/risques du gros bonhomme rouge sur la psychologie des bambins n’est pas clairement établie. La question fait rage.

«Le mensonge est un exercice moralement ambigu», lançaient fin novembre deux psychologues de l’Université d’Exeter (Grande-Bretagne) et de l’Université de Nouvelle-Angleterre (Australie) dans un essai publié par le Lancet Psychiatry . «L’adulte réconfortant un enfant en lui disant que son animal de compagnie mort est parti dans un endroit spécial (un paradis pour animaux) est sans doute meilleur que celui qui lui dit la vérité à propos de son retour imminent dans le cycle du carbone.» Mais qu’en est-il du Père Noël? Faut-il les laisser croire à ce bon gros bonhomme volant de cheminée en cheminée pour offrir aux enfants du monde des cadeaux enrubannés? Le procès est ouvert…

● Le point de vue de l’accusation

– Mentir aux enfants sur l’existence du Père Noël, c’est tromper leur confiance, argumentent Christopher Boyle et Kathy McKay dans le Lancet. Un jour, ils découvriront que vous avez passé les 7 ou 8 premières années de leur vie à leur raconter n’importe quoi. Ils risquent alors de s’interroger sur tous vos autres mensonges…

– C’est aussi les exposer à une trop cruelle désillusion. En apprenant la vérité, nos bambins risquent d’être terrassés, écrivent les auteurs, par une sorte d’«effet Kennedy» (comme le fut le monde lors de l’assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy) lorsque «l’abominable nouvelle» parviendra à leur conscience. Apprendre en pleine cour de récré qu’on s’est trompé toutes ces années… Traumatisant.

– C’est leur faire croire que la magie existe et qu’elle est nécessaire. «Le monde est-il si mauvais que nous ayons décidé qu’il était mieux de passer dix ans à mentir aux enfants» sur le Père Noël, la petite souris et autres créatures mythiques, s’interrogent les deux psychologues? Et pour les croyants, comment demander aux enfants de concilier vérité (le Père Noël n’existe pas) et foi religieuse (quel que soit le dieu)?

Instant terrifiant entre tous, mettent en garde les deux psychologues: celui où les parents invoquent un Père Noël omnipotent qui priverait de présents les enfants pas sages. D’abord, être sage tout le temps est impossible, arguent les auteurs: «Qui parmi nous peut revendiquer une bonté constante?» Nous ajouterons que c’est le meilleur moyen de ne pas être crédible ou de se forcer à une excessive cruauté: vous vous voyez vraiment laisser le pied du sapin vide, au motif que votre enfant n’a pas été un ange tout au long du mois de décembre?

● La plaidoirie de la défense

– Les contes peuplent l’imaginaire humain depuis des siècles, et beaucoup de parents en racontent tous les soirs à leurs enfants avant de dormir. L’ouvrage Psychanalyse des contes de fées, dans lequel Bruno Bettelheim décrypte les messages à l’inconscient véhiculés par ces histoires très particulières, a beau avoir 40 ans, il n’a pas pris une ride. Pourquoi le Père Noël vaudrait-il moins que le Petit Poucet ou Blanche Neige?

L’imagination fait partie du développement normal des enfants. Ils se déguisent, inventent des histoires, bâtissent des châteaux à partir de morceaux de carton… Le tout en sachant pertinemment que c’est «pour de faux». L’imagination est utilisée par les enfants non pour fuir le monde, mais au contraire pour mieux le comprendre, en particulier celui dont on n’a pas l’expérience directe. L’imagination est aussi une arme pour se projeter dans le futur, et pour stimuler ses capacités de raisonnement.

La vérité ne leur fait pas peur. Dans une étude publiée en 1994 dans la revue Child Psychiatry and Human development, 52 enfants ayant cessé d’y croire rapportaient, pour la plupart, «des réactions positives en ayant découvert la vérité». Les plus tristes dans l’affaire étaient finalement… les parents! En fait, pour beaucoup d’enfants, la désillusion de «ne plus croire» est remplacée avantageusement par le plaisir de faire partie des initiés, des grands, de ceux qui savent. Et c’est souvent encore mieux si on leur demande de protéger la crédulité d’un plus petit. (…)

 

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IST : un pubis rasé est-il plus vulnérable?

IST : un pubis rasé est-il plus vulnérable?

Les adeptes du rasage ou de l’épilation intime ont un risque d’infections sexuellement transmissibles multiplié par deux, mais la relation de cause à effet n’est pas évidente.

L’épilation intime est devenue la norme dans de nombreuses sociétés et l’impact sur la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST) n’est peut-être pas anodin. Aux États-Unis, une étude publiée dans «Sexually Transmitted Infections», menée par plusieurs universités (Texas, Californie, Missouri) sur un échantillon national représentatif de la population âgée de 18 à 65 ans, montre l’ampleur du phénomène de mode: 66% des hommes et 84% des femmes rapportaient s’être déjà rasés ou épilés les parties intimes. Une personne sur six étant adepte strict, avec au moins onze épilations intégrales par an, et 10% de l’échantillon pratiquant au moins une fois par semaine un rasage partiel ou total.

Micro-coupures cutanées

Mais ce que confirment surtout les chercheurs américains, c’est le risque plus élevé d’IST parmi celles et ceux qui s’épilent ou se rasent le pubis. Après avoir tenu compte de l’âge et du nombre de partenaires sexuels, ce risque demeure quasiment doublé. Et même un peu plus pour certaines IST comme l’herpès, le papillomavirus, la syphilis ou le molluscum contagiosum.

Plus on s’épile ou se rase, plus le risque augmente. Par comparaison aux «non-épilés», les pratiquants réguliers ont un risque d’IST triplé et ce risque est même quadruplé pour les adeptes stricts du rasage ou de l’épilation.

Marqueur de risque?

«D’autres études avaient déjà montré que le fait de se raser provoquait des micro-coupures qui pouvaient faciliter la pénétration de virus ou de bactéries responsables d’IST», rappellent les auteurs. Cependant, ils refusent de conclure sur l’existence d’un lien de cause à effet direct entre rasage intime et contamination. «Même si nous avons tenu compte du nombre de partenaires sexuels au cours de la vie, écrivent-ils, il est toujours possible que nos résultats aient été faussés par des comportements sexuels à risque». Sous-entendu, ces derniers pourraient être plus fréquents chez ceux qui s’épilent ou se rasent intégralement.

D’un autre côté, le rasage intime est désormais tellement répandu, notamment chez les jeunes générations (la moitié des femmes âgées de 18 à 24 ans s’était rasé intégralement le pubis au moins une fois au cours du mois écoulé dans une étude américaine de 2008), qu’il semble difficile d’en faire un marqueur de risque en soi. D’autres études devront s’efforcer de répondre à cette question. (..)

Lire la suite (avec vidéo) : IST : un pubis rasé est-il plus vulnérable? Le Figaro santé

Tribune : « Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est possible sans que ça ne coûte plus cher »

Tribune : « Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est possible sans que ça ne coûte plus cher »

La restauration collective est devenue un sujet majeur. Manger mieux, plus bio et local est un impératif vers lequel devraient tendre toutes les cantines françaises, estime ce collectif de signataires.

Avec onze millions de repas servis chaque jour dans les écoles, les maisons de retraite, les hôpitaux, les entreprises et les administrations, la restauration collective s’invite de plus en plus fréquemment dans le débat public.

Elle fait des incursions dans le champ politique, intègre parfois des programmes électoraux, se déploie dans les livres et les émissions grand public, et des chefs étoilés n’hésitent plus à s’en mêler. C’est la preuve qu’elle fait converger certaines des préoccupations économiques, sociales et environnementales du moment, et qu’elle concentre de fortes attentes de la part des citoyens.

Comme tout sujet de société, elle n’échappe pas à une prise en main politicienne : ici on brandit l’impossibilité d’accueillir tous les enfants à la cantine, là on se cache derrière l’incapacité présumée de s’approvisionner plus localement et si possible en bio, là encore les peurs identitaires et communautaires s’immiscent dans les menus…

Abaisser le niveau de débat à ce point est regrettable car cela porte préjudice à une lente évolution qui, discrètement mais sûrement, s’opère en France.

Nouveaux enjeux de territoire

De plus en plus nombreux, des acteurs convaincus et enthousiastes adressent un joli pied de nez aux empêcheurs de bien manger ensemble. Ce sont des élus locaux, des techniciens, des cuisiniers, des gestionnaires, des collectifs de parents, bref, une constellation de citoyens éclairés par de nouveaux enjeux de territoire.

Si on y prête un minimum d’attention, ces cantines « rebelles » sont un formidable outil local de développement et de cohérence écologique.

Toutes se sont posé les bonnes questions : Que mange-t-on ? Comment est-ce produit ? Quel est le lien avec la production de proximité ? Comment le temps du repas est-il géré ? La santé dans l’assiette est-elle envisagée comme une priorité ? Manger bio et local, est-ce vraiment plus cher ? A l’heure des crises agricoles à répétition, la restauration collective apparaît comme un sérieux débouché pour les producteurs locaux légitimement soucieux de vivre décemment de leur métier.

En termes de santé publique et parce qu’elles sont des lieux d’égalité d’accès à l’alimentation, les familles prêtent aux cantines l’image d’un refuge de la variété et de l’équilibre alimentaire des convives.

Ce n’est pas ruineux

Pour ce qui est de la qualité, en revanche, on les accuse d’abuser des premiers prix de l’industrie agroalimentaire et d’une agriculture intensive dont les produits contenant des pesticides saturent de camions les autoroutes d’Europe.

C’est malheureusement assez vrai, le contenu de nos assiettes est la traduction de nos pratiques alimentaires. Manger bio en respectant l’environnement reste l’exception : à peine 3,2 % des achats de la restauration collective en 2015 (source : Agence Bio), même si la croissance annuelle de ce marché affiche une santé à deux chiffres depuis près de dix ans.

Santé, environnement, développement économique : le mouvement des cantines rebelles est à l’œuvre aussi bien en ville qu’à la campagne. Enracinées dans les territoires, en lien direct avec les acteurs de terrain, ces politiques alimentaires innovantes ne ruinent pas les collectivités.

Le bio atteint ainsi près de 20 % à Nantes, Dijon et dans les collèges des Pyrénées-Atlantiques, dépasse les 25 % à Paris, Toulouse et Grenoble ; il s’élève même à 100 % à Grande-Synthe (Nord), au Rouret, à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) ou à Ungersheim (Haut-Rhin). Les collectivités parviennent à s’accommoder du cadre rigide du code des marchés publics pour relocaliser la production alimentaire en adaptant leur cahier des charges, jouent sur les prestations des fournisseurs, divisent leurs marchés en autant de lots que la production locale est susceptible d’en emporter. (…)

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