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Macron perd sa santé publique

Lors de son déplacement à la Réunion, Emmanuel Macron a vanté les «thérapies alternatives» d’un cancérologue très controversé.

Mais quelle mouche a donc piqué Emmanuel Macron lors de son meeting à la Réunion, samedi 25 mars ? La scène est passée sur le moment inaperçue. A l’occasion de questions du public, et pendant un passage sur le thème de la santé, Emmanuel Macron, alors très détendu, a expliqué «qu’on n’a pas assez développé la prévention, la médecine par les plantes et les thérapies alternatives». Et voilà qu’il poursuit : «J’étais il y a quelques mois en Guadeloupe, où le Pr Joyeux fait un travail remarquable. C’est une manière intelligente d’utiliser la biodiversité.»

Ah bon… Voulait-il montrer par ces propos qu’il n’avait aucun lien avec la riche industrie pharmaceutique ? En tout cas, citer Henri Joyeux est peu banal. Voilà un cancérologue très contesté qui, récemment, a lancé une pétition très alarmiste sur les vaccins, lui valant en première instance une radiation de l’Ordre des médecins. En tout cas, une pétition dénoncée par beaucoup comme «une ineptie en matière de santé publique». Le Dr Olivier Veran, qui est en charge des questions de santé chez Macron, a tout de suite réagi, dans un tweet : «Le combat pour la politique vaccinale est une priorité absolue de santé pub. Aucune proximité avec M. Joyeux et ses thèses.»

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Ouf… Pour autant comment ne pas oublier un épisode troublant survenu en 2015. Alors qu’il était encore ministre et que l’on débattait de la loi santé publique à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron a apporté son soutien aux députés qui cherchaient à donner un gros coup de canif à la loi Evin sur la publicité sur l’alcool. Déclarant ainsi : «Ce n’est pas quelque chose qui contrevient aux objectifs de santé publique.» Et ajoutant : «Il faut permettre à certaines régions – et aux emplois qui vont avec en France – de défendre leurs intérêts, de faire la promotion de ce qu’on appelle en effet l’œnotourisme.» «Je ne change pas de position. Je trouve ça assez désastreux», avait réagi vertement la ministre Marisol Touraine, s’appuyant sur les chiffres donnés par Agnès Buzyn, directrice de l’Institut national du cancer : «Une augmentation de 1% des investissements dans les publicités pour l’alcool, c’est 0,15% d’alcool consommé en plus.» (..)

Lire la suite : Macron perd sa santé publique – Libération

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