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La fracture sanitaire s’aggrave en France

Contrairement à l’optimisme du ministère de la Santé, une étude de «Que Choisir» indique que depuis quatre ans les déserts médicaux s’étendent, les dépassements d’honoraires augmentent, et l’accès aux soins recule.

C’est une étude qui fait frémir, celle que vient de publier l’UFC-Que choisir, sur l’accès aux soins en France. En 2012, l’UFC–Que choisir avait déjà publié un état des lieux, qui, en croisant des dimensions géographiques et financières, mettait en lumière une inquiétante fracture sanitaire. Or quatre ans plus tard, le bilan s’aggrave, contrairement aux affirmations du ministère de la Santé, et alors même que la prochaine convention médicale est en cours de négociation entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins. Quatre ans donc où les déserts médicaux se sont plutôt agrandis, où les dépassements honoraires n’ont pas régressé, et où les refus de soins sont plutôt en hausse.  Bref un bilan très négatif sur ce volet sanitaire essentiel des inégalités de santé.

«Ces quatre années sont l’occasion de dresser deux bilans. D’une part, celui de l’action de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui avait fait des questions de dépassement d’honoraires et de désertification médicale des enjeux forts de son ministère. D’autre part, celui de l’Assurance maladie, qui, dans sa dernière convention médicale conclue en 2011 (avec un avenant important en 2012), affichait elle aussi de hautes ambitions en la matière», explique au préalable Que choisir.

L’aggravation de la fracture sanitaire est de fait manifeste. Jusqu’à un tiers des Français ont aujourd’hui des difficultés d’accès géographique à trois spécialités (pédiatres, gynécologues, ophtalmologistes), et un quart aux médecins généralistes. «Et dès lors que l’on souhaiterait se soigner au tarif de la sécurité sociale, ce sont plus de 8 Français sur 10 qui manquent de gynécologues et d’ophtalmologistes sans dépassements d’honoraires à moins de quarante-cinq minutes de leur domicile.» Pire, l’offre au tarif opposable pour les trois spécialités étudiées s’est réduite depuis 2012 pour plus d’un Français sur deux.

La première cause de ces mouvements est géographique. Malgré la multiplication des mesures de «saupoudrage incitatif» à destination des médecins, la répartition géographique des professionnels de santé s’est dégradée, note Que choisir. Le gouvernement refusant la moindre mesure contraignante. «En quatre ans, 27% des Français ont vu leur accès géographique aux généralistes reculer, et jusqu’à 59% pour les gynécologues».

Source : (20+) La fracture sanitaire s’aggrave en France – Libération

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