L’action se passe à Paris, à deux pas de l’hôtel de Ville, derrière l’église Saint Gervais, dans une partie du Marais délimitée au nord par les rues François Miron et Saint-Antoine, la rue Saint-Paul à l’est, la Seine au sud. Une note de la Préfecture du 16 mai 1942 précise que sur cette superficie de 14,6 hectares, on compte « 403 immeubles habités par 10 515 personnes réparties en 4 898 foyers, 419 d’entre eux étant des commerçants ». Classé « insalubre » sous la dénomination d’Ilot 16, ce périmètre doit être rasé au plus vite. Mais quelque chose coince… L’historienne Isabelle Backouche a mené l’enquête, ouvert les placards, épluché les archives, retrouvé d’anciens locataires, exhumé photos et notes de services, relu les gazettes, étudié les plans des autorités et ceux des architectes… Dans Paris transformé, le Marais 1900 – 1980 (Creaphis éditions, 25 €), elle nous sert, sur 430 pages, tous les ingrédients d’un thriller urbain haletant qui a fait passer un quartier menacé de démolition par les hygiénistes, les modernes, les antisémites et les spéculateurs, le Marais, à Paris, en moins d’un siècle, du statut d’îlot insalubre à celui de quartiers bobo-friqué.

Source : Hygiènisme, antisémitisme, chasse aux pauvres… les tribulations du Marais 1900-1980 – Permis de construire, le blog archi de Luc Le Chatelier – Télérama.fr

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s