Non, le régime végétarien ne favorise pas les cancers

Une étude scientifique a été présentée de manière trompeuse dans différents médias anglo-saxons et français.Si des médias ont parlé de risques liés à l’alimentation végétarienne, c’est en fait parce que posséder deux fois l’allèle « végétarien » a aussi sa part d’inconvénients potentiels. Ceux qui la possèdent et « dévient » des habitudes alimentaires de leurs ancêtres (notamment en consommant beaucoup de viande et de poisson ou certaines huiles végétales) seraient plus sujets aux inflammations et présenteraient des risques de maladie cardiaque ou de cancer du côlon plus élevés.

Mais ces observations ne sont pas utilisées par les auteurs pour dire que tel ou tel régime alimentaire serait plus approprié qu’un autre dans l’absolu. Et encore moins pour pointer les dangers de l’alimentation végétarienne en elle-même. « De nombreux articles sur nos travaux sont erronés », estime Alon Keinanmais, l’un des coauteurs de l’étude. « Ce n’est pas dangereux d’être végétarien. Si quelqu’un vient d’une population qui a été végétarienne pendant de nombreuses générations, il ou elle a de fortes chances d’avoir l’allèle en question. Dans ce cas, adopter un régime végétarien est le bon choix. À l’inverse, si cette personne mangeait, par exemple, de la viande rouge de manière régulière, elle pourrait avoir des niveaux élevés d’oméga-6, qui a des effets pro-inflammatoires et peut mener à des inflammations liées à des pathologies comme des maladies cardiaques ou certains types de cancer. »

Par ailleurs, quelqu’un qui possède les allèles « classiques » du gène peut tout à fait adopter un régime végétarien. « Il faut simplement que ces personnes consomment des aliments qui contiennent des oméga-6 et oméga-3. Par exemple de petites quantités d’huiles végétales pour les oméga-6 et de l’huile de lin pour les oméga-3, ce que beaucoup de végétariens font », explique le chercheur. « L’une des implications de notre étude, c’est que nous pouvons utiliser ces informations génétiques pour ajuster notre régime alimentaire, afin qu’il soit adapté à notre génome, écrit aussi Kaixiong Ye. C’est ce qu’on appelle la nutrition personnalisée. »

Sourced through Scoop.it from: www.lemonde.fr

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