Pour une nouvelle transition alimentaire

Sommée de produire, l’agriculture souffre et pollue, une trop grande part de l’offre alimentaire est sans valeur nutritionnelle, de nombreuses formes de malnutrition persistent, l’obésité progresse et nous restons étrangement passifs.

A l’occasion de l’ouverture, le 1er mai, de l’Exposition universelle de Milan sur le thème : « Nourrir le monde », mais aussi de la récente autorisation de quelques cultures OGM en Europe, le moment est venu de réfléchir sur la nécessité d’engager une nouvelle transition alimentaire.

En France comme dans bien d’autres pays, nous avons perdu la majorité des agriculteurs qui donnaient une âme aux territoires ruraux et ceux qui restent, assujettis à des charges financières toujours croissantes, sont contraints de s’agrandir et d’industrialiser leur production pour survivre.

Le déséquilibre nutritionnel de l’offre alimentaire a des conséquences évidentes sur le plan de la santé publique, comme le prouve la montée de l’obésité, des maladies métaboliques et des cancers.

Cette folle course au productivisme n’est pas sans effets sur la santé des sols, l’utilisation des intrants, la pollution de l’environnement et l’émission des gaz à effet de serre. La résolution des questions climatiques semble ainsi dépendre du succès de l’agroécologie, dont la mise en œuvre est encore incertaine, faute d’investissement.

Prenant le relais du productivisme agricole, l’industrialisation de l’alimentation a permis de disposer d’une alimentation abondante et peu onéreuse. Mais la malbouffe a aussi envahi les supermarchés. Le déséquilibre nutritionnel de l’offre alimentaire a des conséquences évidentes sur le plan de la santé publique, comme le prouve la montée de l’obésité, des maladies métaboliques et des cancers.

La longévité en bonne santé de la population est ainsi fort médiocre, et les dépenses de santé en constante augmentation. Dans ce paysage alimentaire, ni la santé de l’homme ni celle de la planète ne peuvent être gérées correctement, d’où la nécessité de développer une autre politique alimentaire plus cohérente. Voici les quatre grands chantiers que devrait mettre en œuvre la société pour assurer son avenir alimentaire: renforcer les campagnes, protéger l’environnement, améliorer la qualité de l’offre et mieux gérer le rapport alimentation-santé

Source: www.lemonde.fr

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