Vers un vaccin contre l’addiction à la nicotine ?

Le taux moyen de personnes recommençant à fumer dans l'année est de plus de 70 %. | LawPrieR / Flickr

Le taux moyen de personnes recommençant à fumer dans l’année est de plus de 70 %. | LawPrieR / Flickr

S’il n’y a pas encore de quoi faire trembler l’industrie du tabac, la mise au point d’un vaccin capable de guérir l’addiction à la nicotine pourrait donner de l’espoir aux accros à la cigarette. Jusqu’ici uniquement testé sur des souris, le vaccin réduirait de 85 % la part de nicotine présente dans le cerveau.

  • L’idée d’un vaccin contre le tabac, c’est nouveau ?

Pas vraiment, le projet est dans les cartons de l’industrie pharmaceutique depuis plus de dix ans, rappelait Le Figaro en 2009. Il faut dire que les traitements existants ne sont pas miraculeux, tant il semble difficile de rompre l’addiction.

Quand un fumeur inhale, la nicotine passe des poumons au sang en quelques secondes, puis la drogue atteint le cerveau. C’est pour combattre l’effet addictif que les chercheurs ont eu l’idée de produire des anticorps qui, une fois développés, empêcheraient la nicotine d’exciter les neurones.

En 2005, un premier vaccin est présenté par la firme suisse Cytos, puis racheté en 2007 par Novartis. Mais les essais cliniques révèlent d’importants effets secondaires et la production d’anticorps est jugée insuffisante. En 2009, c’est au tour du laboratoire britannique GSK d’annoncer la production du NicVAX. Deux ans plus tard, le vaccin ne donne pas non plus satisfaction. Seul 11 % des participants à l’essai clinique ont cessé de fumer un an après… soit autant que les personnes ayant reçu le placebo.

  • Pourquoi les vaccins précédents ont-ils échoués ?

Les vaccins traditionnels, dits "actif" ou "passif", n’ont jusqu’ici pas été jugés assez efficace. Le vaccin actif, pareil à celui des oreillons, rougeole ou tétanos, qui consiste à administrer un élément spécifique d’un agent pathogène pourstimuler la production d’anticorps, n’a pas fonctionné car la nicotine est une petite molécule, trop difficilement détectable pour le système immunitaire.

Dans le cas des vaccins passifs, ce sont directement les anticorps qui sont administrés à l’individu. C’est le cas des injections après les morsures de serpents ou de la plupart des vaccins anti-cancer actuellement développés. Le problème, c’est que les anticorps anti-nicotine ont une durée de vie très courte, de trois à quatre semaines, ce qui nécessite des injections coûteuses répétées et rend difficile le sevrage à long terme. C’était justement le cas du vaccin NicVAX, dont les injections devaient être renouvelées six fois dans l’année.

  • Quelle est la nouveauté apportée par ce vaccin ?

Les chercheurs américains du Cornell Medical College de New York ont utilisé un nouveau procédé : la thérapie génique. Cette méthode consiste à introduire non pas l’anticorps, mais son gène, dans les cellules de l’organisme.

D’après l’étude publiée dans la revue médicale Science Translational Medicine, l’équipe a mis au point un petit virus ADN non pathogène, appelé virus adéno-associé (AVV), qui sert de vecteur au transfert de gènes. Les scientifiques ont ensuite injecté ce vecteur à des souris dépendantes à la nicotine.

Les rongeurs ont alors produit une multitudes d’anticorps qui, une fois dans le sang, se lient à la nicotine et l’empêchent d’atteindre le cerveau. Résultats, les chercheurs ont constaté une baisse de 85 % du niveau de nicotine dans le cerveau des cobayes. Une fois vaccinée, alors que l’on continue à lui donner de la nicotine, la souris ne manifeste plus aucun effet physiologique.

"D’après ce que nous avons vu, la meilleure façon de traiter l’addiction chronique à la nicotine, c’est de faire patrouiller ces anticorps, des sortes de Pac-man[personnage mythique de jeux vidéo] qui nettoient le sang avant même que la nicotine puisse avoir le moindre effet biologique", explique à la BBC le professeurRonald Crystal, qui a dirigé les recherches.

  • Quel pourrait être son effet sur les fumeurs ?

Avec ce vaccin, "les gens ne ressentiront aucun plaisir à recommencer à fumer, ce qui les aidera à perdre l’habitude", indique le professeur. "Nous avons bon espoir que ce genre de stratégie vaccinale puisse au final aider des millions de fumeurs qui ont essayé d’arrêter, épuisant toutes les méthodes disponibles sur le marché, sans succès, à cause de la force de leur addiction", poursuit-il

Pour autant, si une majorité de fumeurs est dépendante physiquement, elle l’est aussi psychologiquement. Or, si le plaisir purement physiologique disparaît, rien ne dit que le réflexe du fumeur, de sortir prendre une pause pour s’en griller une, disparaîtra.

  • Pourra-t-il être administré de manière préventive ?

Si les enfants sont vaccinés contre le tétanos qui tue 500 000 personnes par an dans le monde, il semblerait logique faire de même pour le tabac, première cause de mortalité selon l’OMSavec 5 millions de morts chaque année.

Sous couvert de longues études établissant un bon rapport bénéfice/risque, le vaccin pourrait un jour être administré aux adolescents qui n’ont jamais fumé, avance le docteur Véronique Nguyen dans Le quotidien du médecin.

  • Quand pourra-t-il être disponible ?

Les chercheurs prévoient de tester la thérapie génique chez le rat et les primates avant de pouvoir l’évaluer chez l’homme. Dans une interview à un site médical américain, le professeur Crystal explique qu’il faudra deux ans avant de pouvoirdévelopper le vaccin pour l’homme, puis les études prendront trois à quatre ans. S’il donne satisfaction lors des essais cliniques, le vaccin anti-nicotine sera disponible d’ici cinq à sept ans.

via Vers un vaccin contre l’addiction à la nicotine ?.

L’aluminium, un métal qui plombe la santé

l'aluminium dans les vaccins

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Après l’âge du fer, du bronze ou de la pierre, voici venue l’ère de l’aluminium. Des trousses de maquillage aux assiettes en passant par les vaccins, il est partout. Pourtant, ce compagnon du quotidien n’a aucune vertu ni fonction biologique, comme le démontre la journaliste Virginie Belle, dans son ouvrage Quand l’aluminium nous empoisonne à paraître le 30 septembre. Au contraire, il nous empoisonne à petit feu. En 2003, L’Agence française de sécurité sanitaire, l’Institut de veille sanitaire et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ont rendu public un rapport sur «l’évaluation des risques sanitaires liés à l’exposition de la population française à l’aluminium». Tour d’horizon d’un produit qui inquiète.

Cosmétiques et crèmes solaires. Rouges à lèvres, vernis, fonds de teint, crèmes de soins, plusieurs de ces produits en contact direct et continu avec notre peau renferment de l’aluminium. Une journée de crème solaire à la plage reviendrait ainsi à étaler sur sa peau, perméable, ne l’oublions pas, 1 g d’aluminium. Son action pourrait contribuer au vieillissement de l’épiderme, et être liée à l’incidence du cancer de la peau.

Déodorants. En spray ou à bille, les déodorants antitranspirants peuvent contenir jusqu’à 20% d’aluminium. Ce qui pose de nombreuses questions, notamment sur le lien entre cancer du sein et aluminium. En 2007, des chercheurs britanniques ont mesuré la teneur en aluminium des tissus du sein de 17 patientes atteintes de cancers. La concentration était significativement plus élevée dans la région de la poitrine la plus proche de l’aisselle.Après l’âge du fer, du bronze ou de la pierre, voici venue l’ère de l’aluminium. Des trousses de maquillage aux assiettes en passant par les vaccins, il est partout. Pourtant, ce compagnon du quotidien n’a aucune vertu ni fonction biologique, comme le démontre la journaliste Virginie Belle, dans son ouvrage Quand l’aluminium nous empoisonne à paraître le 30 septembre. Au contraire, il nous empoisonne à petit feu. En 2003, L’Agence française de sécurité sanitaire, l’Institut de veille sanitaire et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ont rendu public un rapport sur «l’évaluation des risques sanitaires liés à l’exposition de la population française à l’aluminium». Tour d’horizon d’un produit qui inquiète.

Cosmétiques et crèmes solaires. Rouges à lèvres, vernis, fonds de teint, crèmes de soins, plusieurs de ces produits en contact direct et continu avec notre peau renferment de l’aluminium. Une journée de crème solaire à la plage reviendrait ainsi à étaler sur sa peau, perméable, ne l’oublions pas, 1 g d’aluminium. Son action pourrait contribuer au vieillissement de l’épiderme, et être liée à l’incidence du cancer de la peau.

Déodorants. En spray ou à bille, les déodorants antitranspirants peuvent contenir jusqu’à 20% d’aluminium. Ce qui pose de nombreuses questions, notamment sur le lien entre cancer du sein et aluminium. En 2007, des chercheurs britanniques ont mesuré la teneur en aluminium des tissus du sein de 17 patientes atteintes de cancers. La concentration était significativement plus élevée dans la région de la poitrine la plus proche de l’aisselle.

via L’aluminium, un métal qui plombe la santé – 20minutes.fr.

Un vaccin efficace contre le cancer anal chez les gays

 

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Un vaccin efficace contre le cancer anal chez les gays – Têtu.

«Une étude américaine vient de montrer que le vaccin proposé aux jeunes filles est aussi efficace chez les jeunes garçons homos entre 16 et 26 ans contre les lésions pré-cancéreuses pouvant conduire au développement d’un cancer anal. L’étude sur 3 ans a montré une protection contre ces lésions de 77% chez les jeunes n’ayant pas été infectés jusqu’à la fin de la série de vaccination.

Ce cancer, relativement rare, est cependant plus fréquent chez les gays. Il découle de lésions pré-cancéreuses, qui sont elles-mêmes le résultat d’une infection virale persistante au niveau de l’anus. Il faut bien noter qu’en général l’organisme parvient à éliminer via le système immunitaire les infections par des papillomavirus. Seules les infections persistantes peuvent éventuellement conduire après plusieurs années au développement d’un cancer.»