Trente ans de progrès dans la lutte contre le sida

AUDIO – Ce lundi marque le 30e anniversaire de l’identification du virus du sida par une équipe de chercheurs français. Le Pr Christine Rouzioux, qui a participé aux recherches, revient sur les dates clés de la lutte contre ce fléau.

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Le lobbying agressif de Washington pour les OGM

Plus de 900 câbles diplomatiques montrent comment les ambassades américaines ont tenté de briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l'extérieur des Etats-Unis. | THOMAS Fred/GAMMA

Plus de 900 câbles diplomatiques montrent comment les ambassades américaines ont tenté de briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l’extérieur des Etats-Unis. | THOMAS Fred/GAMMA

On le sait, les organismes génétiquement modifiés (OGM) font l’objet de lobbying de la part des firmes de l’industrie des biotechnologies comme Monsanto, Syngenta, Bayer, Dow Agrochemical et consorts. Mais ce que l’on soupçonne moins, c’est qu’une partie de cette promotion active, voire agressive, est menée depuis des années par des diplomates américains dans de nombreux pays du monde.

L’ONG américaine Food and Water Watch a analysé et compilé, dans un rapport publié mardi 14 mai, 926 câbles diplomatiques échangés entre le département d’Etat américain et les ambassades de 113 pays étrangers entre 2005 et 2009. Il en ressort une campagne soigneusement conçue pour briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l’extérieur des Etats-Unis, et ainsi aider à promouvoir les profits des grandes entreprises agrochimiques américaines, qui dominent la production de maïs, soja et cotton outre-Atlantique.

Le rapport offre un autre aperçu de la puissance de cette industrie, après que la Cour suprême a apporté son soutien, lundi, à Monsanto, contre un petit agriculteur de l’Indiana accusé d’avoir enfreint ses brevets dans l’utilisation de graines transgéniques.

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RELATIONS PUBLIQUES

Les câbles, publiés par WikiLeaks en 2010, mettent tout d’abord en lumière la stratégie de relations publiques, via des dizaines de conférences, événements et voyages tous frais payés aux Etats-Unis, visant à convaincre scientifiques, médias, industriels, agriculteurs et élus des avantages et de l’absence de danger des produits génétiquement modifiés – dont la question du risque et des rendements est posée.

Parmi les nombreux exemples dévoilés par le rapport, un câble de 2005 indique qu’un circuit dans quatre villes italiennes pro-OGM, organisé par le consulat à Milan, avait débouché sur une interview de quatre pages dans le magazine L’Espresso, ainsi que des reprises dans des quotidiens et à la télévision. En 2008, pour empêcher la Pologne d’interdire les OGM dans l’alimentation du bétail, le département d’Etat avait également invité une délégation du ministère polonais de l’agriculture à rencontrer des experts, notamment du département de l’agriculture américain. Entre 2005 et 2009, 28 voyages ont été organisés de la sorte aux Etats-Unis, avec des délégations de 17 pays.

PRESSIONS ET TERRAIN JURIDIQUE

Les diplomates américains devaient aussi faciliter les relations entre les firmes des biotechnologies et les gouvernements étrangers, notamment des pays en développement comme le Kenya ou le Ghana, pour promouvoir non seulement les politiques favorables aux biotechnologies et à la brevetisation du végétal, mais aussi les produits et exportations de ces entreprises. En 2005, l’ambassade d’Afrique du Sud informait ainsi Monsanto et Pioneer de deux postes vacants au sein de l’agence gouvernementale de régulation des biotechnologies, leur suggérant de proposer des "candidats qualifiés".

Enfin, l’effort du département d’Etat s’est aussi déployé sur le terrain juridique : les diplomates américains installés à l’étranger se sont ainsi opposés à des lois sur l’étiquetage des produits OGM ou des règles bloquant leur importation. Et les Etats-Unis ont saisi plusieurs fois l’Organisation mondiale du commerce, notamment contre le moratoire de sept pays européens sur la culture du maïs MON810. (…)

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Les consommateurs aussi fêtent l’Europe

Et pourtant… Le marché unique s’est créé en dépit des consommateurs, pourrait-on dire, en faisant allusion au  célèbre arrêt "Cassis de Dijon", rendu en 1979 par la Cour de justice des Communautés européenne.

 Cet arrêt consacre le principe de la reconnaissance mutuelle, qui est un pilier de l’acquis communautaire. Il dit que l’Allemagne n’a pas le droit de protéger ses consommateurs en interdisant la vente sur son territoire de cette boisson française. Il  signifie que la protection du consommateur ne peut être le prétexte à la création d’obstacles au marché unique.

C’est avec l’achèvement du marché unique voulu par Jacques Delors, et avec l’introduction de la protection des consommateurs dans le traité de Maastricht, que cette politique s’est développée. Elle comprend actuellement plus de 800 textes.

Anne Houtman, chef de la représentation en France de la Commission européenne, a raconté au cours d’un récent colloque organisé par l’Institut national de la Consommation, comment le belge  Karel van Miert  découvrit avec étonnement en 1989 que son portefeuille de commissaire en charge des transports comprenait aussi un petit volet appelé "défense des consommateurs".

Ce qui explique qu’une des premières législations importantes en la matière ait trait aux voyages à forfait. Elle a été prise sur l’insistance du Royaume-Uni, dont les touristes nombreux en Espagne avaient eu quelques souci avec leurs contrats. Ce texte est actuellement en cours de révision.

Karel van Miert prit  goût à sa compétence surprise, et insista pour que la conférence intergouvernementale de Rome qui prépara le traité de Maastricht reprenne un article qu’il avait rédigé sur la protection des consommateurs. C’est ainsi que les premières bases juridiques de cette politique ont été incluses dans le traité.

Depuis quelques années,  la Commission européenne s’efforce de parvenir à une harmonisation accrue de la législation sur les droits des consommateurs, a expliqué Véronica Manfredi, chef d’unité à la DG Justice. L’objectif est  de créer des règles communes qui se substituent aux règles minimales mises en place au cours des années 90.

C’est ainsi que la directive du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs harmonise les règles de la vente à distance, notamment l’information pré-contractuelle en matière d’Internet (…)

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La juste dose de café pour garder la santé

La dose de café­ine considérée comme normale est comprise entre 200 et 300 mg par jour, soit l'équivalent de cinq à six expressos. FoodCollection / Photononstop

La dose de café­ine considérée comme normale est comprise entre 200 et 300 mg par jour, soit l’équivalent de cinq à six expressos. FoodCollection / Photononstop

Psychostimulant bien connu, il possède de nombreuses vertus, comme le montre une nouvelle étude américaine.

À la maison, au lycée, au bistrot… Le réflexe petit noir ou grand café au lait est bien ancré en France. Sous cette forme mais aussi dans les sodas ou les boissons énergisantes, les adolescents consomment de plus en plus de caféine. Or, cette substance bien connue pour améliorer les performances cognitives n’agirait pas de la même façon sur les garçons et les filles. C’est ce que montre une étude américaine menée par l’université de Buffalo: l’équipe du professeur Jennifer Temple a fait passer différents tests à 96 adolescents après leur avoir administré, soit une dose de caféine, soit un placebo. Tous les adolescents qui avaient pris de la caféine réussissaient mieux les tests de mémoire que ceux qui avaient absorbé un placebo. De plus, les filles ayant pris du café étaient meilleures que les garçons pour les tests de temps de réaction et de reconnaissance de mots.

Cette différence laisse les spécialistes français dubitatifs. «Elle peut éventuellement s’expliquer par le fait que le cerveau des hommes ne traite pas l’information de la même façon que celui des femmes», avance le professeur Jean Costentin, membre des Académies nationales de médecine et de pharmacie. Mais, pour ce spécialiste de la neuro-psychopharmacologie, coauteur de Café, thé, chocolat. Les bienfaits pour le cerveau et pour le corps, la caféine, à dose usuelle, est reconnue depuis longtemps pour stimuler l’éveil, la concentration, l’attention et pour augmenter la performance cognitive, quel que soit le sexe. «Elle augmente aussi la sensation de bien-être et la relaxation», souligne Astrid Nehlig, directrice de recherche à l’Inserm et spécialiste des effets du café sur la santé.

Rien d’étonnant à ce que les Français soient accros au petit noir, principale source de caféine. Comme aime à le répéter Jean Costentin, «le café est une drogue, mais une bonne drogue. Il y a addiction, dépendance psychique, voire physique, mais aucune perturbation du fonctionnement psychique…». La caféine à dose modérée et usuelle n’est donc pas contre-indiquée chez les adolescents. En revanche, le professeur met fortement en garde les adolescents qui ingurgitent cafés ou Red Bull pour demeurer éveillés lorsqu’ils se saoulent: «la caféine va les empêcher de sombrer dans un coma éthy­lique mais ne dissipera pas les effets de l’alcool et ils commettront des impru­dences, comme par exemple prendre le volant, désinhibés et agressifs!» (…)

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En Europe, les vignerons s’adaptent déjà au changement climatique

Des vendanges à Léognan (Gironde), jeudi 18 août. | AFP/PIERRE ANDRIEU

Des vendanges à Léognan (Gironde), jeudi 18 août. | AFP/PIERRE ANDRIEU

Bordeaux, Montpellier, envoyé spécial

L’article a provoqué l’émoi. Les terres propices à la culture de la vigne se réduiraient de 68 % en Europe méditerranéenne d’ici à 2050 à cause du réchauffement climatique, selon les conclusions de Lee Hannah, un scientifique travaillant pour l’organisation non gouvernementale Conservation International, publiées début avril dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA.

"La pertinence" de la culture de la vigne déclinerait dans des régions comme le Bordelais, la vallée du Rhône ou encore la Toscane. L’étude de M. Hannah et de ses collègues cible aussi les vins australiens, chiliens, sud-africains ou californiens, mais il n’en fallait pas plus pour que d’aucuns y voient la disparition programmée de nos grands vins. Avec, maigre consolation, l’émergence de nouvelles terres viticoles au nord de l’Europe. Et un sursis pour l’Alsace et la vallée de la Loire.

"C’EST UN ENJEU POUR LA RECHERCHE, MAIS IL N’Y A PAS DE QUOI PANIQUER"

La riposte ne s’est pas fait attendre. Des chercheurs européens (un Allemand, un Italien, un Portugais et de nombreux Français) qui travaillent de longue date sur les effets du changement climatique sur la vigne et le vin ont envoyé une réponse à la revue relativisant les conséquences du réchauffement.

Non qu’ils contestent la réalité de l’évolution présentée par les Américains. "Dans leur étude, ils ont travaillé sur quatre modèles différents, explique Cornelis van Leeuwen, professeur de viticulture à Bordeaux Sciences Agro. Leurs projections régionales du réchauffement sont très sérieuses et ils ont couplé ces données avec l’évolution de la maturité du raisin." Mais, explique-t-il, en projetant les températures sur le dernier mois avant la maturité du raisin, ils ont tiré des conclusions sur sa qualité qui ne sont pas probantes.

Autrement dit, "il est difficile de conclure qu’une zone n’est "plus favorable" sans prendre en compte les variations locales de sol, de climat, de cépages et, surtout, les stratégies d’adaptation déjà en oeuvre", poursuit Jean-Marc Touzard, chercheur de l’Institut national de recherche agronomique (INRA) à Montpellier.

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Abeilles : trois pesticides interdits dans l’Union européenne

| MICHAEL KOOREN/REUTERS

| MICHAEL KOOREN/REUTERS

La Commission européenne devrait suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l’utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques (Apis mellifera). Après un vote, lundi 29 avril en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, quinze Etats de l’Union se sont prononcés favorablement à la proposition de Bruxelles d’interdire l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton).

Lire : Comment Bruxelles veut protéger les abeilles sans bannir les pesticides

Ces molécules, appartenant à la famille dite des néonicotinoïdes, sont les insecticides les plus utilisés au monde en agriculture et sont, depuis plus d’une dizaine d’années, suspectés d’être un élément déterminant de l’effondrement des populations d’abeilles et de pollinisateurs sauvages (bourdons, abeilles sauvages, papillons, etc.). La proposition avait échoué, le 15 mars, à obtenir une majorité, mais la Commission avait fait appel de ce premier vote.

Au total, quinze Etats membres ont voté favorablement, huit défavorablement et quatre se sont abstenus. La France et l’Allemagne ont voté pour la suspension, tandis que l’Italie – qui avait pourtant voté dans le même sens en première instance – a cette fois voté contre la proposition de la Commission. Le Royaume-Uni a été le plus activement engagé contre la suspension des trois molécules.

"VITALES POUR NOTRE ÉCOSYSTÈME"

Dans une lettre révélée dimanche (en anglais) par l’hebdomadaire The Observer, adressée à la firme Syngenta – qui commercialise notamment le Cruiser, un produit à base de thiaméthoxame – le ministre britannique de l’environnement, Owen Paterson, explique que Londres "a été très actif"dans l’organisation de l’opposition à la proposition de Bruxelles. Et ajoute : "Nos efforts continueront et s’intensifieront dans les prochains jours."

La proposition de la Commission repose sur un rapport d’expertise rendu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon lequel les trois néonicotinoïdes présentent un risque pour les abeilles. "Bien qu’une majorité des Etats membres soutiennent désormais notre proposition, la majorité qualifiée nécessaire n’a pas été atteinte, a déclaré le commissaire européen à la santé des consommateurs, Tonio Borg. La décision incombe désormais à la Commission. Du fait que notre proposition est fondée sur un certain nombre de risques pour la santé des abeilles identifiés par l’EFSA, la Commission avancera avec ce texte dans les prochaines semaines."

"Je m’engage à faire mon maximum pour assurer que nos abeilles, qui sont si vitales pour notre écosystème et contribuent chaque année à 22 milliards d’euros à l’agriculture européenne, soient protégées", a-t-il ajouté.

Lire aussi Pesticides : pitié pour les abeilles !

via Abeilles : trois pesticides interdits dans l’Union européenne.LeMonde

La douleur se lit dans les yeux

Le diamètre de la pupille augmente avec l'intensité de la douleur. (Crédits photo: Inserm)

Le diamètre de la pupille augmente avec l’intensité de la douleur. (Crédits photo: Inserm)

La taille de la pupille et sa contraction après une stimulation lumineuse seraient de bons indicateurs de l’intensité de la souffrance ressentie par un patient.

Puisque les yeux sont le miroir de l’âme, il n’y a finalement rien d’étonnant à ce qu’on puisse y lire la douleur. Réduire la subtilité d’un regard à quelques paramètres trivialement mesurables n’était toutefois pas chose aisée. C’est à cette tâche que se sont attelés des chercheurs de l’université Paris-Diderot 7 associés à l’Inserm (unité 738).

Jean Guglielminotti, médecin anesthésiste, a choisi d’étudier le diamètre de la pupille et l’ampleur de sa contraction après une stimulation lumineuse dans un cas extrême: l’accouchement. «Nous voulions établir des liens entre ces deux paramètres, la douleur des contractions utérines au cours de l’accouchement et son soulagement par l’analgésie péridurale», explique-t-il. Avec son équipe il a donc filmé avec des caméras les pupilles de 24 femmes dans ces quatre situations distinctes: avant et après péridurale, avec et sans contraction utérine.

Quantifier l’efficacité d’un traitement anti-douleur

Les résultats confirment des travaux préliminaires menés dans les années 90 selon lesquels le diamètre de la pupille augmente avec la douleur. Ils établissent aussi que sa contraction est plus marquée après une stimulation lumineuse lorsque la souffrance est forte. En revanche, ces petites variations sont très difficiles à déceler à l’œil nu. Des caméras très précises et ultra-rapides sont indispensables.

Autre difficulté, les chercheurs n’ont pas réussi à déterminer un seuil générique permettant d’assurer si une personne souffrait ou non. «Néanmoins chaque individu pourrait être son propre témoin. Cela signifie qu’en mesurant l’évolution de ces paramètres au cours du temps, par exemple avant et après un traitement antalgique, il serait possible de déterminer l’évolution de la douleur et de savoir ainsi si ce traitement a été efficace ou non», explique Jean Guglielminotti.

Ces travaux, publiés récemment dans Anesthesia & Analgesia, pourraient donc permettre de juger de manière plus objective l’efficacité d’un traitement analgésique. A l’heure actuelle, la seule manière de jauger la douleur d’un patient est de lui demander de la classer sur une échelle allant de 1 à 10. Les chercheurs espèrent aussi pouvoir mettre au point une méthode permettant de déceler la douleur chez les personnes incapables de s’exprimer: jeunes enfants, patients comateux ou atteint d’un «locked-in» syndrome.

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via La douleur se lit dans les yeux | Actualité | LeFigaro.fr – Santé.

Mediator : une ex-sénatrice UMP et le n° 2 de Servier mis en examen

Le laboratoire Servier a toujours soutenu que le Mediator n'aurait pas pu être retiré du marché avant 2009. Crédits photo : FRED TANNEAU/AFP

Le laboratoire Servier a toujours soutenu que le Mediator n’aurait pas pu être retiré du marché avant 2009. Crédits photo : FRED TANNEAU/AFP

L’ex-sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange et le n° 2 des laboratoires Servier, Jean-Philippe Seta, ont été mis en examen, samedi 27 avril, dans le cadre de l’enquête visant le groupe, soupçonnés d’être intervenus dans la rédaction d’un rapport sénatorial sur le Mediator publié en juin 2011, selon une source judiciaire citée par l’AFP.

Lire nos explications sur le site du Monde : Affaire du Mediator : le point si vous avez raté un épisode

Ces mises en examen, prononcées vendredi soir, interviennent dans le cadre d’une enquête pour trafic d’influence, ouverte fin 2011, visant les laboratoires Servier, soupçonnés d’avoir influencé la rédaction de ce document pour qu’il minimise ses propres fautes et insistent sur celle de l’Agence du médicament, l’ex-Afssaps, devenue ANSM.

"LE RAPPORT ÉTAIT BOUCLÉ", SELON L’EX-SÉNATRICE

Les soupçons des enquêteurs sont nés d’écoutes téléphoniques relatant une conversation entre le directeur opérationnel du groupe Servier, Jean-Philippe Seta, et Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique qui fut directeur général de l’Inserm.

M. Griscelli indiquait au dirigeant de Servier que Mme Hermange, responsable de la rédaction d’un rapport intitulé "La réforme du système du médicament, enfin !", lui avait "demandé d’aller travailler avec elle pour le Sénat" sur ce document. Il précisait avoir "fait changer pas mal de choses". Mme Hermange, qui n’est plus sénatrice depuis septembre 2011, avait catégoriquement démenti ces affirmations, tout en reconnaissant avoir rencontré M. Griscelli "pour avoir une discussion avec lui".

"Le rapport était bouclé" et "aucun élément n'en a été modifié à la demande de M. Griscelli", a insisté Marie-Thérèse Hermange.

Mais "le rapport était bouclé" et "aucun élément n’en a été modifié à la demande de M. Griscelli", avait-elle insisté. Le groupe Servier avait lui aussi démenti avoir fait modifier ce rapport critiquant vertement l’Afssaps, qui "semble avoir redécouvert tardivement des travaux publiés pourtant dès les années 1970" sur le Mediator. Samedi, l’avocat de M. Seta, Hervé Temime, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Selon un rapport d’expertise judiciaire le 12 avril par le parquet de Paris, entre 220 à 300 morts, et 1 300 et 1 800 à long terme, sont imputables au médicament, suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010. Ce document souligne que la commercialisation du médicament, dont les "propriétés anorexigènes puissantes" sont confirmées, aurait dû être suspendue entre 1998 et 2003 par les laboratoires Servier ou par les autorités. (…)

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Pesticides : les 10 fruits et légumes les plus contaminés

Pesticides: les 10 fruits et légumes les plus contaminés

Pesticides: les 10 fruits et légumes les plus contaminés

ALIMENTATION – L’utilisation des pesticides tels qu’on les connaît (insecticides, fongicides et herbicides) a commencé dans les années 70. Quarante ans plus tard, cette pratique est devenue règle d’or et de nombreux résidus de pesticides se trouvent dans nos aliments. Rappelons que selon de récentes études, ils peuvent être la cause de cancers et présenter des menaces pour la fertilité masculine et le développement du foetus.

Chaque année, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) analyse quelque 70000 aliments pour connaître leur teneur en résidus de pesticides. Voici ce qu’elle a trouvé, tel que le résume le livre de l’ingénieur agronome Claube Aubert, Manger bio, c’est mieux!:

- Les résidus de 338 pesticides différents dans les légumes
- 319 dans les fruits
- 93 dans les céréales
- 34 dans les produits animaux

Cependant, tous les fruits et légumes ne sont pas logés à la même enseigne. Parmi les mieux lotis: les oignons, les échalotes et l’ail (avec seulement 13,6% des échantillons contaminés), les épinards (24,5%), les asperges et poireaux (24,6%) ou les légumes racines, tels que les pommes de terre ou les radis (26%). Claude Aubert explique:

"L’essentiel des pesticides, et particulièrement des insecticides, sont utilisés à l’extérieur. Ils sont déposés sur les fruits et légumes via un pulvérisateur. C’est pourquoi les végétaux poussant à l’intérieur de la terre, tels que les pommes de terre, sont moins susceptibles d’être contaminés."

Malheureusement tous les végétaux ne poussent pas sous terre et certains font les frais de l’omniprésence des pesticides. C’est pourquoi Claude Aubert recommande de manger bio le plus possible, car pour certains des végétaux en question, le taux de pesticides est divisé par 10 s’ils proviennent de l’agriculture bio.

"La peau des fruits est la zone où se concentrent le plus d’antioxidants et de vitamines. Mais on ne peut la consommer que si le fruit est bio, car dans le reste des cas, c’est aussi dans la peau que se concentrent les pesticides.’

Pour ce qui est des fruits et légumes les plus contaminés, voici un petit diapo:

Les 10 fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

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Les hommes se voient plus minces qu’ils ne sont

Dans l'enquête du Guardian, près d'un homme sur quatre a estimé son poids au moins un cran en dessous de la réalité.

Dans l’enquête du Guardian, près d’un homme sur quatre a estimé son poids au moins un cran en dessous de la réalité.

Si la plupart des femmes tendent à être sévères avec leur silhouette, les hommes, à l’inverse, n’ont pas forcément conscience d’être en surpoids, révèle une enquête du Guardian.

Êtes-vous trop gros, trop maigre ou bien avez-vous un poids idéal? Si vous pensez connaître la réponse, vous pourriez bien être surpris du résultat réel. Une enquête du quotidien britannique The Guardian publiée jeudi montre en effet que la perception de notre poids est souvent erronée, mais ce manque de discernement ne s’exprime pas de la même manière selon qu’on est homme ou femme.

Le quotidien a lancé le mois dernier une enquête interactive proposant aux internautes d’estimer leur corpulence selon cinq catégories (trop maigre, poids idéal, surpoids, cliniquement obèse, obésité morbide), puis de renseigner leur poids et leur taille afin de définir leur IMC ou indice de masse corporelle. Cet indice, utilisé par les professionnels de santé, se calcule en divisant la taille par le poids au carré.

Un homme sur quatre embellit la réalité

Résultat: sur les 300.000 participants, environ 65% ont estimé correctement leur corpulence. Mais le journal souligne une nette différence selon le sexe: si les femmes sont très pessimistes concernant leur poids, les hommes s’ôtent volontiers quelques kilos. Près d’un homme sur quatre (23%) a ainsi estimé son poids au moins un cran en dessous de la réalité. C’est-à-dire en se plaçant, par exemple, dans la catégorie de poids idéal alors que son IMC correspond à un surpoids. Là où, à l’inverse, plus de 27% des femmes surévaluent leur poids.

Le quotidien estime que «les résultats, obtenus à partir d’un très grand échantillon (mais pas scientifiquement sélectionné), suggèrent que des millions d’hommes pourraient ignorer qu’ils sont en surpoids». Fermant donc les yeux sur les conséquences qui en découlent. Des données préoccupantes, au regard des problèmes grandissants liés au surpoids et à l’obésité.

Devenus alarmants en Grande-Bretagne, ceux-ci concernent toute l’Europe. En France, d’après le rapport 2012 de l’ObEpi, une enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité réalisée conjointement par l’Inserm, Kantar Health et Roche, 14.807.123 personnes sont en surpoids (IMC compris entre 25 et 29,9), soit 32,3 % de la population. Plus de 6.922.000 sont obèses (IMC supérieur à 30), réprésentant 15% de la population. (…)

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