
Hope Solo, gardienne de l’équipe US de football: «Tout se passe à 100 à l’heure. C’est une expérience unique, vous vous créez des souvenirs, qu’il s’agisse de sport ou de sexe.» Crédits photo : Drew Hallowell/AFP
Des athlètes dévoilent les coulisses du village olympique, où les performances ne sont pas que sportives.
Lors des Jeux, «70 à 75% des Olympiens ont des relations sexuelles», affirme Ryan Lochte, nageur recordman qui participera à ses troisièmes JO à Londres. Au village, les athlètes, épuisés, décompressent à leur façon, explique Tony Azevedo, capitaine de l’équipe de water-polo américaine: «C’est déjà dur de rencontrer quelqu’un, alors imaginez l’athlète qui s’entraîne de 6h du matin à 17h. C’est comme le premier jour de l’université: des gens nerveux, superexcités, tout le monde qui essaye de finir la nuit avec quelqu’un.»
«Orgie de minuit»
«Les Italiens sont particulièrement accueillants. Ils laissent souvent leur porte ouverte», note Jill Kintner, championne américaine de BMX. Brandi Chastain raconte comment elle a découvert, en 1996 à Atlanta, deux handballeurs français «simplement vêtus de chaussettes, cravates et jockstraps», dans la salle de repas. «Je me suis dit “Mon Dieu, c’est quoi cet endroit?”», se rappelle l’ancienne footballeuse américaine. Les villages des Jeux d’hiver ne sont pas en reste. À Vancouver, en 2010, un skieur raconte avoir vu six athlètes, «Allemands, Canadiens et Autrichiens», se rejoindre «pour un bain de minuit, qui s’est transformé en orgie de minuit».
Une ambiance «à 100 à l’heure» résumée par Hope Solo, gardienne de l’équipe américaine de football: «Les athlètes sont des extrémistes. Quand ils s’entraînent, c’est à fond. Quand ils sortent boire un verre, c’est 20 verres. Quand vous participez à une expérience unique, vous voulez vous créer des souvenirs, qu’il s’agisse de sexe, de fête ou de sport.» Mais parfois, cela peut déconcentrer. C’est le cas du cycliste américain Taylor Phinney, qui avait «presque oublié qu’il avait une course» et est rentré de Pékin bredouille, en 2008. Lors des Jeux de Londres, «j’essaierai de rester aussi loin que possible des femmes», s’amuse-t-il.
Fabien Soyezvia Le Figaro – International : Alcool et sexe, l’autre visage des Jeux olympiques.